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EMISSION DE PODCAST FAMILARE
avec Phare FM Lyon-Dauphiné,
RDV chaque premier samedi du mois
Parents-Voyageurs #2
Partir à la rencontre des enfants fragilisés avec Familare -
Episode 2 : les derniers préparatifs
18/05/2022
Parents-Voyageurs #3
Partir à la rencontre des enfants fragilisés avec Familare -
Episode 3 : l'arrivée en Amérique du Sud
08/03/2022
Parents-Voyageurs #4
Partir à la rencontre des enfants fragilisés avec Familare -
Episode 4 : bloqué au Pérou par les paro
15/03/2023
CARNET DE VOYAGE
Newsletter FAMILARE #12 - Mars 2023
Bonjour à tous,
Au moment de quitter l’orphelinat de Montsefu, nous prévoyons de sortir rapidement du Pérou étant donné le contexte politique. Les semaines qui ont suivi ont été très chargées en émotions et en rencontres.
PUBLICATIONS
Nous sommes heureux de vous présenter nos dernières publications. En premier lieu, nous avons sorti notre deuxième épisode « UN INTERNAT AU MILIEU DU DESERT » que vous pouvez découvrir en cliquant ici.
Retrouvez également les épisodes de podcast avec PHARE FM.
Ici, celui de février et ici celui de mars.
LA ROUTE AUX 35 TUNNELS
Nous sommes toujours en contact avec Michel et Nancy, qui nous avaient accueillis à côté de Bogota. Ils sont en route depuis plusieurs semaines et nous nous donnons RDV dans un camping dans les Andes. Au programme pour nous y rendre, 2 jours de montée avec près de 3000m de dénivelé. Surtout, il nous faut emprunter la célèbre route aux 35 tunnels. Là, on ne croise pas et les camions descendent à une telle allure que clairement nous ne sommes pas prioritaires. Et pas de bol, le klaxon choisit ce moment-là pour nous lâcher ! Pas le choix, on fait des marches arrières dans les tunnels quand on croise des camions !
La route est magnifique. Nous sillonnons dans les canyons à flanc de falaise. Nous nous régalons de la beauté de la nature et nous réjouissons de pouvoir enfin découvrir les montagnes andines qui nous attendions tant !
Belle surprise en arrivant au camping ; nous retrouvons Michel et Nancy mais aussi Christophe et Jean-Pierre qui sont arrivés en même temps que nous. Incroyable !
LAGUNA PARON
C’est décidé, nous faisons la laguna Paron. Nous tentons de monter avec Béber et nous embarquons avec nous Michel et Nancy. Christophe et Jean-Pierre font le même projet, accompagnés par un guide local. Nous nous rencontrons sur la route.
La montée est sérieuse, jusqu’aux 4200m d’altitude. Mais une fois de plus, Béber sera vaillant pour franchir tous les lacets menant à ce lac paradisiaque et entouré de glaciers.
En arrivant, nous faisons la petite randonnée jusqu’au point de vue. En redescendant, nous prenons des choclo (maïs chaud) pour nous restaurer et nous réchauffer. Nous prenons le temps d’un petit tour en barque sur le lac, histoire pour Nancy de goûter à la fraîcheur du lac et nous redescendons.
Gaspard nous fait une petite frayeur. Il devient tout blanc et on le sent mal réagir à l’altitude. Un groupe vient nous proposer un peu d’oxygène. Il va mieux un instant, puis lors de la descente, son état n’est pas au top. Mais après quelques virages, il reprend ses couleurs et son énergie. Ouf ! Nous étions allés plus haut au Cotopaxi, mais nous sommes certainement montés plus vite cette fois-ci. Espérons qu’il s’habitue mieux à l’altitude car nous serons bientôt sur l’altiplano : plusieurs centaines de kilomètres entre 3500m et 4800m !
CHAVIN DE HUANTAR
Nous décidons de faire le détour par Chavín de Huántar sur les conseils de Christophe et Jean-Pierre. Dans la période précolombienne, le peuple Chavin a été fondamental dans la constitution de toutes les cultures andines qui ont suivi.
Nous visitons le temple qui renferme en son cœur un monolithe appelé « El Lanzon ». Il était dans le noir et seuls les prêtres pouvaient venir le consulter. Ils pouvaient le voir dans le noir à l’aide d’une drogue hallucinogène extraite des cactus.
La visite de ce temple nous fascine. Le travail architectural est impressionnant, le sens spirituel est très développé et les systèmes d’irrigation et d’orientation de l’eau sont très avancés.
Nous passons par le musée puis reprenons la route en direction de la mer pour avancer au plus vite avant que le paro ne se remette en place au Pérou. Nous passons par le marché pour composer notre repas du nouvel an (un cochon qui sera infect !). Nous empruntons à nouveau un tunnel 4516m d’altitude et c’est parti pour la descente au travers de montagnes et des plaines habitées par les lamas.
LIMA
Lors du passage à la Laguna Paron, nous avons rencontré Christophe et Carolina. Il est Français, elle est Colombienne et ils habitent à Lima. Nous avons gardé contact et ils nous invitent pour un apéro chez eux. Trop sympa !
Nous nous installons dans le quartier calme et agréable de Miraflorès. Le temps de faire le plein de courses, de retirer de l’argent, de découvrir le quartier et nous arrivons chez Christophe et Carolina pour un apéro très agréable. Merci à vous deux pour votre accueil et votre soin de nous régaler avec des produits à la française !
Déjà il est temps de reprendre la route. Le temps d’un petit déjeuner au mercado central et c’est parti. Nous suivons la panaméricaine pour avancer au plus vite dans le Pérou. Sur les conseils des amis voyageurs, confortés par nos échanges de la veille, nous décidons de passer par Paracas puis Huacachina sur notre chemin.
PARACAS
Paracas est sur notre route et nous a été vivement recommandé. C’est l’occasion de dormir dans un endroit sûr, ce qui n’est pas un luxe sur la panaméricaine péruvienne. Nous nous laissons tenter par une sortie en bateau pour voir ces lignes anciennes tracées à flanc de montagne, un mystère ! Nous faisons également le tour des îles Ballestas, habitées de pingouins, lions de mer et quantité d’oiseaux fabuleux. Le surnom de « Galapagos du Pérou » est largement surcoté, mais la sortie en mer nous séduit tous.
Nous prenons le temps de nous renseigner sur la reprise annoncée du paro. Toutes les routes sont dégagées. Nous pouvons continuer tranquillement notre chemin en direction de l’oasis de Huacachnia. Nous traversons la ville d’Ica sans encombre, alors que nous recevons de nombreux messages disant que cette ville est au bord de la guerre civile. Etonnant.
OASIS DE HUACACHINA
Nous traversons un désert de sable fin, avec ses dunes à perte de vue, avant de rejoindre l’oasis de Huacachina. Une petite étendue d’eau entourée de palmiers au milieu du sable brûlant. Nous nous laissons convaincre par une sortie en bugi au coucher du soleil. Quelle sensation forte ! Jamais nous n’avons ressenti une émotion si incroyable, les yeux de nos enfants sont grand ouverts et nous les entendons rire comme jamais. Entre deux cris, nous profitons de ce paysage extraordinaire. Peu avant que le soleil ne nous fausse compagnie, notre pilote sort des surfs de son engin et c’est parti pour une session de glisse.
Lami qui nous a proposé cette sortie nous aide à trouver un endroit tranquille pour passer la nuit. Il nous met aussi en lien avec les hôtels de chaque côté pour bénéficier de l’accès aux commodités, ainsi qu’à une douche et un petit passage par la piscine le soir. Le temps de partager notre repas avec notre ange-gardien et nous reprenons la route. Cette fois-ci, ce sera direction de Nasca.
NASCA
Vous avez déjà entendu parler de Nasca, même si vous ne vous en souvenez pas. Des centaines de lignes mystérieuses qui se croisent et qui forment des animaux au sol. Nous arrivons pile à l’heure pour profiter du dernier survol en coucou pour découvrir ces œuvres d’un autre temps depuis le ciel. Les enfants supportent plutôt bien le vol, côté adulte nous dénombrons un cas de mal de l’air !
En revenant sur le plancher des vaches s’impose à nous un choix fondamental : continuer sur la panaméricaine pour quitter le Pérou au plus vite ou monter sur Cusco. Nous avons des informations sur la dangerosité de la route de la mer. D’autre part, les manifestations à Cusco sont annoncées comme pacifistes en ce début de mois de janvier. Nous avons des amis à Cusco qui sont rassurants sur l’ambiance sur place et notre destination suivante est sur l’altiplano, à la Paz. Nous faisons le choix de bifurquer sur les montagnes, qui semblent, à ce moment-là, plus accueillantes pour notre famille. Ainsi, nous évitons aussi l’entrée-sortie du Chili dans la journée, les douanes étant toujours une épreuve compliquée.
LES ROUTES DU PEROU
En quittant Nasca et ses lignes mystérieuses, nous empruntons à nouveau les routes de montagne. Nous profitons d’un arrêt dans les hauteurs pour admirer un coucher de soleil somptueux.
Maria, qui rentre ses trois vaches, passe faire connaissance et nous invite le lendemain à venir chez elle pour acheter son fromage. Nous repartirons avec un sac rempli d’avocats qui allaient se perdre. Le moment est simple et marqué par un grand respect.
Nous continuons notre chemin en direction de Cusco. Ce coup-ci, ce sont les lamas qui nous accompagnent. Jusque-là, nous en avions vu quelques troupeaux, mais maintenant ils sont présents partout et tout le temps. Ces curieux viennent autour de Béber. Les vigognes quant à elles restent beaucoup plus sauvages depuis leur plaine. Quelle entrée magnifique dans l’altiplano !
BEBER NOUS LÂCHE
Après ces deux jours de route extraordinaire, nous faisons une halte dans un petit village. Petit à petit, un attroupement ce forme autour de Béber. Qui sommes-nous ? Que faisons-nous là ?
En arrivant, tout le monde avait quitté les lieux, croyant que nous étions la police. Et pour cause, les villageois nous disent que le paro va reprendre dès le lendemain. Ils nous conseillent de changer notre itinéraire pour ne pas être bloqués.
Mais au moment de reprendre la route, Béber refuse de démarrer. La tuile ! Nous mettons 2 heures à faire nos tests pour arriver à la conclusion peu réjouissante : le démarreur ne fait plus son boulot. Qu’à cela ne tienne, quelques paires de bras suffisent à pousser suffisamment Béber pour lancer le moteur, de quoi rallier la prochaine grande ville à 3 heures d’ici. Il faut juste assurer le coup jusque-là et ne pas caler dans la côte !
Nos échanges dans ce village nous ont bien marqué, beaucoup de curiosité, beaucoup de gentillesse. Nos enfants y ont passé des temps de jeux, de photos (comme toujours), découvert des veaux et des moutons et surtout goûté aux figues de Barbarie. Gaspard s’est même prêté au jeu de petit berger !
AU GARAGE
Nous arrivons enfin à Abancay. Le garage identifié sur l’application des voyageurs n’existe plus. Nous faisons donc du porte-à-porte pour en trouver un qui daigne nous aider… (Sans couper le moteur !) Enfin, une porte s’ouvre. Notre garagiste ne craint pas de mettre les mains dans notre moteur. Il identifie le problème, un court-jus au niveau du démarreur. Il se met au boulot pour nous le réparer. Au passage, nous faisons le point sur les plaquettes de frein. Il y a un expert ici qui peut nous les remettre à neuf sur-mesure. On ne va pas s’en priver.
Tout cela nous prend plus de 24h. Nous pouvons enfin reprendre notre route en direction Cusco. Les montagnes sont belles. En revanche, l’état des routes commence à nous inquiéter. Plus nous approchons de Cusco plus il y a de débris en tout genre, cailloux, arbres et autres vestiges de récents barrages. Un péage a aussi été incendié. Aux dernières nouvelles, Cusco reste calme. Nous espérions que ça continue ainsi. Mais en arrivant sur Cusco, la police nous conseille de repartir assez vite. Nous apprenons que la douane de Titicaca vers la Bolivie est de nouveau fermée.
Nous avons retrouvé Pierre et Naomi, nos amis rencontrés à Mancora. Nous décidons de profiter de cette période trouble pour tenter de visiter le Machu Pichu. Ce n’était pas au programme initialement pour nous, mais avec le train à l’arrêt et la mobilité que nous offre Béber avec son mode 4x4, nous allons tenter l’approche par Santa Teresa et « hydroelectrica ».
MACHU PICHU
Après les galères de la veille, nous pensions avoir fait le plus dur pour rejoindre le Machu Pichu. Mais non ! Nous devons négocier sec avec l’agent du train qui va de hydroelectrica au village départ des bus du Machu Pichu. Le train est vide. Le règlement sur le mur de la gare annonce qu’il est fait une priorité aux locaux pour monter dans le train. Mais le contrôleur nous refuse l’accès sous prétexte qu’il est exclusivement réservé aux locaux. Après une longue discussion assez tendue, il finit par accepter que l’on monte, en payant en monnaie et sans nous éditer de billet…
Bref, nous parvenons à destination. Nous trouvons le guichet de bus et sommes enfin aux portes du Machu Pichu. Nouvelle désillusion, les billets ne se vendent pas sur place mais seulement au village ! Heureusement qu’un guide francophone nous prête sa connexion Internet pour un achat de billets en ligne. Il a gagné sa journée, il devient notre guide pour la visite !
Enfin, nous sommes sur le site. On ne va pas se mentir, c’est magnifique, nous avons la météo avec nous et il n’y a presque personne ! Mais les difficultés enchaînées ces derniers jours nous ont mis à plat et nous ne savourons pas ce lieu à sa juste valeur.
Nous faisons la visite classique. Nous passons par les terrasses qui surplombent le site puis faisons le tour de la ville. Il faut avouer que ces réalisations sont absolument incroyables. Nous sommes ravis qu’un guide nous montre toutes les subtilités architecturales et nous présente les éléments majeurs des lieux.
Nous passons la nuit au village afin de rentrer avec le train acceptant les touristes le lendemain midi. Mais encore une fois on déchante… Après nous être acheté (cher !) nos billets, 15 minutes avant le départ, nous apprenons qu’il n’y aura finalement pas de train car les voies sont bloquées à cause du paro. Bien sûr, il est impossible de nous les faire rembourser… c’est parti pour des formulaires de réclamation en ligne !
Et en prime, nous nous lançons pour 10km à pied pour rejoindre Béber. Heureusement nous ne sommes pas seuls et Pierre et Naomi nous sauvent le retour à pied avec les enfants !
LA ROUTE DU MACHU PICHU
Nous quittons Cusco à 15h et roulons jusqu’à la tombée de la nuit. Nous passons tous la nuit dans le camion sur un parking de montagne. Lors du repas dans le petit restaurant, la dame nous met en garde sur les bloquéos (blocages de routes dus au paro) du lendemain. Nous avions entendu quelques mises en garde auparavant, qui se sont toujours avérées fausses. Elle est convaincue que la route sera impossible et qu’il est plus raisonnable de rouler la nuit. Nous préférons dormir et reprendre la route au matin.
Au moment de partir, nous voyons des véhicules passer dans les deux sens. Nous sommes rassurés, mais ça ne va pas durer…. Nous allons passer une journée catastrophe.
Après quelques kilomètres, un premier blocage de la route. Impossible de passer. Nous allons discuter avec les communautés sur place. Anne-Ségolène obtient de nous faire passer au bout d’une heure. Mais les bloqueurs nous préviennent qu’il y a d’autres blocages. C’est peu dire ! Il y en aura 7 au total. Nous en vivrons de plus ou moins pacifiques. Le deuxième est le plus rude. Les locaux nous annoncent n’ouvrir la route que la nuit. Il nous faudra plus de 4 heures de patience, discussions et tensions pour finalement passer en prenant la police en « otage ». Seules les ambulances et la police passent. Nous mettons ainsi notre camion en face de la barrière que les bloqueurs ouvrent pour la police. Ces derniers nous ordonnent de nous pousser pour qu’ils passent. Nous négocions avec eux de ne les laisser passer que si nous passons aussi. C’est un peu chaud, mais finalement ça marche.
Bon an-mal an, nous parvenons à franchir chaque blocage pour rejoindre, épuisés, Santa Maria. De là, la route est dégagée pour rejoindre hydroélectrica. Nous empruntons ce chemin en terre à flanc de montagne. Il nous faudra encore près de 2h pour arriver à destination. Cette journée va rester dans nos mémoires !
LE PARO
Au retour du Machu Pichu, l’embrayage de Béber patine beaucoup trop et le moteur surchauffe à nouveau. Quand on vous disait que les galères allaient s’enchaîner… Nous faisons halte à Santa Teresa et pour la première fois, nous sentons que les gringos ne sont vraiment pas les bienvenus ici. Personne ne nous aidera ici. Anthony fait une réparation de fortune pour rejoindre Santa Maria. Nous arrivons par hasard chez César qui nous accueille comme s’il nous attendait depuis des jours. Ouf ! Nous passons 2 jours chez lui pour réparer Béber suffisamment pour rejoindre Quillabamba. César sera un vrai ange-gardien, emmenant Anthony en moto à travers les blocages pour aller chercher des pièces à changer.
L’arrivée à Quillabamba nous saisit. Le paro s’est clairement envenimé. Ici, il y a une grande hostilité envers les gringos, allant jusqu’à nous invectiver dans la rue ou refuser de nous servir au restaurant. De nombreuses manifestations ont lieu. Les commerces ferment les rideaux de fer à chaque passage de manifestations. Ces dernières tournent en rond toute la journée dans la ville. Nous commençons à fatiguer de cette situation et l’inquiétude monte peu à peu.
Heureusement que le garage recommandé sur l’application est accueillant. Il démonte notre embrayage qui est complètement cuit. Mais ici, rien n’est un problème. Il va nous le réparer suffisamment pour envisager de quitter le pays et attendre une pièce neuve à nous faire envoyer de France.
Mais nous apprenons que le pays est complètement bloqué. Nous songeons à repartir par le Nord, mais Abancay est maintenant clos, tout comme les autres routes dans cette direction. Les réseaux sociaux nous permettent d’être en lien avec d’autres voyageurs un peu partout dans le pays. Nous apprenons ainsi l’existence d’une douane peu connue à Tilali, de l’autre côté du lac. Des voyageurs ont réussi à sortir par-là la veille, après avoir mis 4 jours à franchir patiemment chaque barrage. Nous tenterons le coup par-là, tandis que Pierre et Naomi pensent repartir avec un colectivo (taxis collectif) pour rejoindre l’aéroport de Cusco. Nous nous retrouvons sur la route 2 heures plus loin. Ils reprennent la route avec nous car dans ce coin, les familles et les touristes ne sont pas retenus par les blocages (règle qui nous semble plutôt intelligente !).
Nous profitons d’être 4 adultes pour nous relayer auprès d’Anthony qui conduit et roulons toute la nuit, puis déposons Pierre et Naomi à proximité de Cusco. A ce rythme, nous serons en Bolivie dans moins de 24h. L’objectif est de sortir au plus vite de cette zone de tension. Nous sommes plutôt confiants.
LE PARO : PASSAGE DES BLOQUEOS
Après avoir conduit toute la nuit, nous reprenons le volant. Mais très vite, nous déchantons. Maintenant, les blocages se sont durcis. Il n’est plus question de nous laisser passer. C’est Anne-Ségo qui va discuter à chaque barrage pour négocier et pouvoir passer. Nous prétextons un problème de santé pour faciliter la discussion et nous procurons un certificat médical officiel en Français, Espagnol et Anglais indispensable pour appuyer les négociations. On avance doucement, mais on avance. Parfois il nous faut attendre une heure ou deux, il faut se soumettre et supplier « hacer una suplicacion » comme ils nous demandent.
Nous vivons un blocage plus agressif qui nous coûte de devoir changer un pneu. Nous sommes persuadés que c’est un bloqueur qui nous l’a crevée (thèse validée par la suite par le réparateur de la roue !). Nous roulons maintenant de nuit. Dans certains barrages l’alcool s’invite à la fête. Notre niveau de stress et de fatigue est à son paroxysme quand nous arrivons dans une zone où se suivent 3 barrages successifs sur 150m. Ces trois barrages sont tenus par trois communautés indigènes qui nous renvoient les unes aux autres pour avoir l’autorisation de passer.
Il fait nuit et les bloqueurs sont saouls. Anne-Ségolène passe 20 minutes à négocier un passage pendant qu’Anthony dans le camion avec les enfants ne la voit plus… le stress monte. Nous avons finalement l’accord des bloqueurs pour passer, mais c’est à ce moment-là que le levier de vitesse de Béber rend l’âme. Impossible d’enlever la marche arrière. C’est en trop ! Ras-le-bol !!
Heureusement que Raül, un Péruvien qui souhaite lui aussi passer va nous aider. Nous voyant à bout, il vient nous aider à sortir Béber des barrages en nous tractant avec sa petite voiture, puis part chercher un garagiste.
Il est 23h, nous nous garons devant chez le garagiste qui nous a remorqué et nous convenons qu’il viendra travailler sur Béber demain matin. On s’effondre…
BLOQUES A SAN PEDRO
Le lendemain matin, dès 6h (grrrr), le garagiste toque au camion. La réparation de la roue crevée et de la vis de liaison de la boîte de vitesse avec le levier de vitesse va prendre quelques minutes. Ce n’était finalement pas très grave.
Mais nous sommes à bout de force. On nous annonce plus de tensions encore pour la suite de la route. Nous décidons de rester là le temps de reprendre des forces.
L’ambassade française au Pérou avec qui nous sommes en lien nous implore de ne plus bouger. Leur proposition est de retourner à Cusco une fois que tout sera calme et quitter le pays en avion.
Nous sommes dans l’incertitude complète.
En cherchant une rivière pour faire un brin de lessive (et oui, même en plein paro, ça se salit vite les vêtements !), nous rencontrons la famille de Pedro qui nous propose de venir faire la lessive chez eux au robinet.
Finalement, cette famille nous accueille dans son jardin. Nous y sommes les bienvenus et y resterons 6 nuits. Ils nous invitent pour la fête de famille du week-end. Au programme, volley-ball, machouillage des feuilles de coca et bière à volonté. Nous prenons le temps de faire connaissance, d’échanger quelques recettes et de prendre un maximum d’infos sur le paro.
Au cours de cette semaine d’attente, nous avons plein de projections différentes. A un moment donné, nous décidons de quitter le pays en abandonnant Béber. Ce qui implique la fin du voyage pour nous. Mais il nous faut tout de même rallier Cusco… Attendons quelques jours.
SORTIE DU PEROU : LA DECISION
Au bout de quelques jours, nous savons que nous ne pourrons pas rester très longtemps ici. Il n’y a quasiment plus rien à manger dans les magasins, nous n’avons presque plus d’argent, il n’y a pas de banque pour retirer et l’altitude nous épuise physiquement. Nous prenons le temps d’appeler différents proches, notamment des voyageurs aguerris afin de discerner au mieux de ce qu’il convient de faire. L’ambassade continue à nous inonder d’informations pas à jour et bien moins précises que ce que nous voyons sur le terrain.
C’est à ce moment que Pedro nous informe d’une trêve officieuse du paro, pour ravitailler les villages qui sont à sec. Il nous explique que le plus difficile sera de passer Sicuani à 30 minutes d’ici. Nous tentons le coup.
Par acquis de conscience, Anne-Ségolène prévient l’ambassade de France de notre décision. Leur réponse : « N’oubliez pas que dans la région il y a un couvre-feu la nuit »… Merci pour votre soutien et nos échanges qui n’auront été d’aucune utilité.
Départ 17h pour retirer de l’argent et rouler toute la nuit. Sicuani est un barrage en terre de 3m de haut. Heureusement, la réparation de notre pneu ne tient pas, nous obligeant à faire connaissance avec un camionneur qui nous explique qu’il existe un passage dans ce barrage. Il nous aide à faire notre « supplication » et c’est parti pour rouler de nouveau toute la nuit. Certains barrages sont infranchissables, nous obligeant à faire de grands détours par les montagnes. Béber est un champion, il affronte des pistes très pentues en altitude toute la nuit… Et Anthony aussi ! Nous dormons quelques heures au bord d’un lac et nous réveillons émerveillés par la beauté du lieu et des flamants roses. Puis nous reprenons la route.
SORTIE DU PEROU : LA ROUTE AUX 1000 BLOQUEOS
Cette matinée de route nous remet à plat… Il ne semble pas avoir de trêve ici. Blocages rudes, détours incertains, tensions entre les bloqueurs eux-mêmes à notre sujet. Pour certains nous sommes étrangers et donc pas concernés par les problèmes du pays. Pour d’autres, nous sommes justement les personnes à bloquer pour faire parler d’eux. Certains sont d’avis qu’un problème médical est une priorité, d’autres n’en prennent absolument pas compte. Nous vivons des situations surréalistes où des bloqueurs nous imposent de faire une inspection du camion pour vérifier que nous ne transportons personne d’autre ou encore que nous ne cachions pas d’armes. Ça semble irréel. Anne-Ségolène doit aussi se fâcher fort quand les femmes des blocages forcent les portes du camion pour prendre à tout prix des photos de nos filles et de notre blondinet. Il n’y a aucun respect, nous devenons un zoo ambulant. Quand on se fâche, ils semblent reprendre leurs esprits et nous laissent passer.
Epuisés nous nous accordons un temps de repas et de repos pour profiter de la beauté de l’altiplano et se faire un film en famille. L’après-midi, enfin, la trêve annoncée s’applique. Nous avançons d’un coup presque jusqu’à Tilali. C’est un vrai miracle… Près de 200 km sans blocage là où il y en avait tous les 500 mètres avant. La route est couverte de pierres et de barrages entre-ouverts, nous croisons des dizaines de camions qui filent à toute vitesse. C’est probablement leur première fenêtre pour passer depuis plus de deux semaines.
Nous espérons rejoindre le poste de frontière pour y dormir avant 20h. Mais c’était sans compter sur l’état de la route. Le long du lac Titicaca, la montagne a été dynamitée, envoyant d’énormes blocs de roche sur notre chemin. Demi-tour forcé, l’espoir se réduit et la nuit est tombée. La situation contraste avec la lune qui se reflète paisiblement dans le lac. De nouveau, nous cherchons des itinéraires secondaires. Nous passons à travers champs, des tranchées ayant été creusées sur les routes. Nous passons des douanes clandestines, des « péages de solidarité pour le paro » installées par les bloqueurs et enfin, vers 3h du matin, nous arrivons au panneau tant rêvé depuis des jours et des jours « FRONTERA ».
Nous rentrons donc clandestinement sur le territoire bolivien. Nous savons que nous entrons dans une situation administrative complexe, mais peu importe. Pour le moment, nous sommes en sécurité, c’est le plus important. Et en prime, notre aventure en Amérique du Sud peut continuer !
Retrouvez le récit complet de cette aventure du Paro dans le prochain podcast parents-voyageur dédié sur le sujet. Grand grand grand MERCI à tous ceux qui ont œuvré, d’une manière ou d’une autre, pour nous aider à rejoindre la Bolivie !!!
TITICACA
La douane (passage du véhicule) côté Bolivie a compris notre problématique administrative. Nous ne pouvons pas faire tamponner notre sortie de territoire car tous les postes frontières côté Pérou ont été incendiés. Il accepte de faire l’entrée du territoire pour Béber. Son collègue du bureau d’en face pour notre entrée sur le territoire bolivien en tant que personnes (la migration) ne l’entend pas de la même oreille et refuse de tamponner nos passeports. Alors, comme le véhicule, lui, a le droit d’entrer, ils nous ouvrent tout de même la barrière. Nous entrons donc en qualité de clandestins en Bolivie.
Nous nous sentons fragiles, tout petits face à ce que nous venons de vivre. A chaque virage, nous sommes en sur-vigilance, à l’affût de la moindre pierre sur la route pouvant annoncer un bloquéo. Le premier tronçon de route en Bolivie est silencieux. Les enfants comme nous, avons du mal à réaliser que nous avons quitté le Pérou et que les tensions sont derrière nous. Quelques larmes d’émotion et de soulagement coulent en silence. Il va nous falloir du temps pour nettoyer notre corps et notre esprit de ce stress accumulé. De mémoire nous n’avions jamais vécu une période si longue avec autant de stress, tension et incertitude accumulés…
C’est alors parti pour la découverte du célèbre lac Titicaca. Magnifique. A perte de vue. C’est le plus grand lac d’altitude au monde. Il paraît même qu’il réagit comme s’il était une mer. Nous le longeons pendant quelques heures, puis passons la nuit à côté de Isla Tortuga et savourons ce coucher de soleil au parfum de liberté.
LES COWBOYS DE COPACABANA
Nous arrivons à Copacabana en espérant mettre à jour notre situation administrative. La ville en elle-même n’a que peu d’intérêt et nous ne sommes pas dans une dynamique très touristique. Nous laissons tomber l’idée de visite les îles accessibles depuis là préférant nous concentrer sur la question des formalités administratives de migration.
Nous nous rendons d’abord à pied, au poste frontière du Pérou. Tout a été complétement brûlé. Des groupes de personnes aux mines patibulaires traînent dans le coin, nous opérons rapidement un demi-tour pour tenter notre chance côté Bolivien. Là, impossible de négocier avec les agents de la douane. De vrais cowboys locaux. Ils commencent par nous proposer d’opérer un demi-tour pour retourner au Pérou, nous croyons à une blague, mais non ! Ensuite, il nous explique que la seule solution est de laisser notre camion là, prendre un bateau pour traverser le lac avec toute la famille (5h aller et 5h retour) pour faire tamponner nos passeports à la migration de Puno au Pérou… la seule qui n’est pas (encore ?) été saccagée.
Merci, mais non merci. Pour nous, il est hors de question d’envisager retourner au Pérou. Nous savons à ce moment-là que cette douane est la dernière debout. Il nous semble bien trop risqué d’abandonner notre camion pour se fourrer dans un tel guêpier. Le douanier ne veut rien entendre et refuse de tamponner notre entrée en Bolivie car sans la sortie du Pérou, c’est illégal. Il nous explique que nous devons sortir de Bolivie sous 24h et payer une amande de 240 Bol par personne pour ne pas risquer d’interdiction de territoire.
Cette solution évidemment ne nous convient pas. Il est impossible de quitter le territoire sous 24h autrement qu’en retournant au Pérou. Le Chili et l’Argentine sont trop loin et nous avons le projet de visiter le centre de nutrition infantile à El Alto. Le douanier nous propose alors de payer un ami qui ira pour nous à Puno faire tamponner nos passeports. Bien sûr, nous allons nous séparer de nos passeports et les confier à un agent douteux ! Ras-le-bol de ces propositions toutes pires les unes que les autres.
Anne-Ségolène se met en lien avec le consulat de France à la Paz en Bolivie. Notre interlocutrice nous conseille de venir à La Paz pour réguler avec le consulat du Pérou en Bolivie et avec l’immigration bolivienne. Nous abandonnons notre escroc d’interlocuteur de Copacabana pour passer la nuit sur place avant de prendre le chemin de la Paz.
Nous demandons à l’ambassade de France au Pérou de nous envoyer un document expliquant notre situation en cas de contrôle routier – qui sont fréquents – pour limiter le risque d’amendes qui peuvent être salées. De plus, le pays est aussi réputé que ses voisins pour avoir des policiers à la recherche d’argent facile auprès des touristes. Mais là encore, le soutien de l’ambassade française au Pérou s’approche du néant. Tant pis, nous ferons sans.
Nous sommes épuisés physiquement et moralement après ces tensions accumulées durant trois semaines au Pérou. La bataille n’est pas terminée car il reste la question administrative pour régulariser notre situation. Pour autant, nous sommes en sécurité et cela n’a pas de prix !
A très bientôt les amis !
Anthony, Anne-Ségolène, Clémence, Olivia et Gaspard
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Newsletter FAMILARE #11 - Janvier 2023
Bonjour à tous,
Commencer une nouvelle année à l’autre bout du monde et sous le soleil, voilà une chose inédite pour notre famille. En premier lieu, nous vous souhaitons à tous une merveilleuse année 2023, pleine de joie et d’audace !
Retrouvez dans cette première édition 2023 de notre newsletter notre découverte des volcans équatoriens, une cascade incroyable, un atelier de fabrication du cacao, l’entrée au Pérou et ses plages accueillantes, un couple de français bien sympathique et enfin la rencontre avec les enfants d’un orphelinat à Chiclayo.
UNE ECOLE AU GRAND COEUR
Nous sommes fiers de vous présenter notre première capsule vidéo sur l’école du quartier de la Paz, à Barranquia en Colombie.
Vous pouvez la visionner en cliquant ici.
Ainsi que la première capsule vidéo pour les enfants sur la production du café.
Vous pouvez la visionner en cliquant ici.
DE NOUVEAUX PODCASTS !
Retrouvez l’épisode n°5 du podcast FAMILARE avec Phare FM sorti le 07 janvier 2023 sur Phare FM en cliquant ici.
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LE MYTIQUE COTOPAXI
Tout le monde nous l’a dit : le Cotopaxi c’est un incontournable. En effet, ce volcan encore en activité est un modèle du genre : un cône au sommet blanc expulsant une épaisse fumée blanche. Nous avons de la chance, le parc naturel du Cotopaxi réouvre juste avant notre passage et sera fermé à nouveau peu de temps après, du fait de la reprise de son activité.
Le Cotopaxi, c’est la deuxième plus haute montagne d’Equateur, culminant à 5897 mètres. Pour notre part, nous ciblons le refuge. Il faut dire qu’il est interdit d’aller plus haut à cette période. Après une nuit passée 3500m au milieu de rien dans une montagne, nous prenons enfin la direction du parc naturel. Nous prenons pour la première fois notre petit déjeuner dans un restaurant. Une femme charmante nous donne quelques précieux conseils pour nous préparer à l’altitude : macher des feuilles de coca, prendre des bonbons au miel et prendre du thé à la coca avec beaucoup de sucre. Le temps pour les filles de découvrir que le menu du midi sera du cuy (du cochon d’inde qui se fait peler à l’eau bouillante) et nous reprenons la route.
Après avoir visité le musée et découvert le lac au pied du volcan, nous passons une nuit dans le parc. Au réveil, ce sont des biches et des cerfs qui se donnent en spectacle autour du camion qui fait office de tour d’observation. C’est un réveil grandiose !C’est le grand jour. Béber est mis à rude épreuve pour nous monter au parking à 4500m sur une route à forte pente. Notre brave Béber en bave quelque peu mais nous mène à bon port. Il fait un temps de chien, mais toute la famille se décide à monter.
Chacun vivra la route à son allure et bon an mal an tout le monde arrive au refuge avec une grande émotion : 4864m, nous avons dépassé le Mont Blanc ! Grande fierté partagée entre tous, c’est une expérience forte de dépassement de soi pour Clémence et Olivia. Mais déjà, il est temps de redescendre car il fait bien froid.
Direction le nord du parc pour passer une nouvelle nuit au calme. Ce coup-ci, les biches et les cerfs nous accueillent avant la tombée de la nuit. C’est une plaine en montagne dans laquelle les chevaux vivent en quasi liberté et nous passons la nuit au milieu d’eux. Ce coquin de Cotopaxi ne se sera découvert partiellement que quelques minutes, mais à coup sûr, la beauté du lieu, le calme qui y règnent et ce moment fort vécu en famille resteront gravés dans notre mémoire collective.
LE QUILOTOA
Après le Cotopaxi, voici la « boucle du Quilotoa ». Nous parlons de boucle car nous quittons la panaméricaine pour faire une boucle de 3 jours. La route serpente de village en village passant d’une montagne à l’autre. Nous y découvrons de l’artisanat au service des traditions. Notamment avec les masques de bois portés pour les fêtes dédiées au soleil, ainsi que le masque à double face coloré en laine nommé « ama yuma ». Ce dernier représente la dualité dans tous ses états.
Les paysages sont absolument somptueux ! Le must de ce passage est le village de Quilotoa, accroché au sommet du cratère. Ce volcan éteint est maintenant pourvu d’un lac, la fameuse « laguna Quilotoa ». Nous faisons quelques rencontres de voyageurs et nos enfants, à leur habitude, passent de maison en maison, découvrant les coutumes locales en compagnie des enfants et des mamans du village.
On nous annonce que le tour du cratère se fait sur un sentier facile et sécurisé en 3h. Mais des voyageurs brésiliens nous annoncent l’avoir fait difficilement en 6h. Prudents, on se prépare à faire un simple aller-retour jusqu’au point de vue à une heure du village. Une fois sur place, Clémence et Anthony se motivent pour aller jusqu’au point le plus haut du cratère, à une heure de marche supplémentaire. Anne-Ségolène, Olivia et Gaspard rebroussent chemin. Il n’est pas utile de prendre des risques. En effet, le chemin est plutôt escarpé et étroit, souvent à flanc de falaise !
Une fois au somment, à 3930 mètres, la décision est longue à prendre pour Anthony et Clémence : demi-tour pour rentrer en deux heures ou terminer la boucle mais il reste environ quatre heures ? Eclairé par deux amies suisses à la retraite accompagnées par un guide, le choix se porte sur la fin de la boucle. On n’a pas tous les jours l’occasion de faire le tour d’un volcan après tout.
Finalement, la randonnée est bouclée en 5h30. Et Clémence, bien qu’ayant bien marché, repart à l’assaut des jeunes du village pour un « loup touche-touche » jusque tard dans la nuit dans le froid glacial ! Le lendemain, nous prenons le temps de découvrir l’artisanat présenté dans le village puis nous finissons la boucle en passant la nuit dans l’enceinte d’un hôtel qui nous donne accès à une douche chaude, du wifi, mais aussi une piscine, un sauna et un hammam. Nous y retrouvons nos amis Christophe et Jean-Pierre avec qui on se croise régulièrement depuis la fin de la Colombie.
BANOS
Banos est une ville cochée dans tous les manuels de tourisme. Reconnue pour la beauté de la nature et les animations touristiques. Nous y avons apprécié la visite de la cascade del diablo, puissante, bruyante et accueillante (nous pouvons nous glisser derrière si nous ne craignons pas d’être mouillés).
Pour le reste, nous étions sûrement trop fatiguées de nos dernières visites en altitude pour apprécier pleinement l’endroit. C’est un de ces lieux où l’on nous réclame « un dollar » , voir même « un dollarito » pour tout et tout le temps. Nous reprenons la route en passant par des cols à plus de 4000m d’altitude avant d’arriver à l’extrême sud du pays.
VISITE CHEZ HAPPY FRUIT
Ce sera notre dernière étape en Equateur. Cette ferme fabrique du cacao mais produit également de nombreux fruits. La particularité est de proposer aux visiteurs une visite en autonomie avec une application pour découvrir les richesses produites ici. Après une bonne heure de randonnée et de découverte des arbres et des fruits, nous sommes accueillis par Jésus, un salarié de la Finca. Il nous propose une dégustation aux saveurs exquises et en bonus nous explique tout le processus de fabrication du chocolat.
La discussion avec lui après cette visite nous touche particulièrement. Jésus est Vénézuélien et travaille ici depuis quelques temps. Mais son projet est de vivre un moment en Colombie puis aller en Espagne pour vivre de sa passion : chanter à la gloire de Dieu.
Nous terminons cette visite par une baignade dans la piscine de la ferme puis retournons dormir à 3 minutes d’ici, au bord d’une rivière d’où nous admirons le coucher du soleil en dégustant nos deniers beignets de bananes.
DOUANE
C’est reparti pour passer la douane. Cette fois-ci nous allons mettre près de 3h pour passer de l’Equateur au Pérou. D’abord, on sort de l’Equateur, on roule 4km pour arriver au poste de douane du Pérou. Là, les choses sont bien pensées. Les bureaux d’entrée et sortie du territoire sont côte à côte. Pour autant, la lecture et la compréhension de nos passeports prennent un temps fou. Bref, nous avons notre sésame mais la patience de nos enfants arrive à son terme et la nôtre est mise à rude épreuve. Pourtant, c’est là que ça se gâte. On nous envoie au bureau pour faire entrer Béber et à on nous explique que maintenant nous devons retourner au poste frontière du Pérou : retour en arrière de 4km pour la sortie du véhicule (qui se fait toujours après la sortie officielle du propriétaire). Une fois le papier de sortie en poche, retour à la douane péruvienne. Anne-Ségolène se charge du véhicule pendant qu’Anthony s’occupe du change (on a appris de la douane précédente !). Il faudra encore près d’une heure pour faire entrer Béber au Pérou avec son assurance à jour. C’est évidemment ce jour-là que le capot a décidé de ne plus s’ouvrir, pile au moment de la vérification du numéro du moteur… Enfin nos sésames en poche, il est temps de trouver un restaurant pour notre premier repas péruvien. Ce sera notre première viande en sauce de l’Amérique du sud, voici qui est réconfortant !
L’entrée au Pérou nous saisit. Nous ne pensions pas arriver dans un paysage désertique. Nous entrons dans un pays de contrastes. Les bords de route sont absolument insalubres. Ce sont des déchèteries à ciel ouvert. Les passants tout comme les éboueurs déversent toutes les ordures et gravats au bord des routes. Les sacs plastiques balayent le désert et des odeurs de putréfaction nous prennent le nez. Nous sommes à un stade du voyage où nous ne supportons plus le manque d’hygiène ambiant, le riz dans toutes les assiettes et les toilettes sales. Cette entrée au Pérou renforce encore plus ce sentiment.
MANCORA
Cap sur Mancora, sur la recommandation de voyageurs français rencontrés en Colombie. Mais les pêcheurs d’un village à 30km de là ont décidé de mettre en place un blocus de la route Panaméricaine pour protester contre les conditions liées à leur profession. Après 2h d’attente, la nuit tombe, nous obligeant à dormir dans ce petit village. Nous sommes accueillis par le prêtre et notre premier José du Pérou (ce prénom est à coup sûr le plus répandu du pays !!!).
Nous repartons tranquillement le lendemain pour nous installer sur une plage. Le temps de trouver où passer la nuit et on file en ville pour trouver une télé. Nous avons raté le premier match de l’équipe de France pour le mondial de foot, pas question de rater celui contre le Danemark !
On trouve un restaurant qui répond à tous les critères de la famille : une télé, un repas accessible, loin de la route, un niveau sanitaire acceptable, bref, le rêve ! A peine le match commencé, nous voyons arriver un couple français : Pierre et Naomi. Nous partageons le repas et faisons connaissance. Le feeling passe tout de suite. Nous passerons le reste de notre semaine à Mancora ensemble. Pierre apprend aux filles à fabriquer des bracelets brésiliens et nous apprenons ensemble à faire du surf et à découvrir la vie au Pérou et nous nous faisons même faire des tatouages (éphémères bien sûr) !
Enfin, nous sympathisons avec Léo, un restaurateur avec qui nous mixons recettes de la mer et recettes de nos montagnes : en résulte des beignets de pomme de terre surmontés de thon fumé et sauce avocat. Un régal que nous partageons avec joie avec un couple suisse de passage, Eric et Julie (bonne route à vous deux !).
Cette semaine à Mancora nous permet de recharger nos batteries. La vie est douce, les enfants vivent sur la plage et nous nageons avec les tortues, le rêve ! Ce sont les premières « vacances » que nous nous offrons réellement depuis le début du voyage. Les voyageurs le savent bien… Voyager ce ne sont pas des vacances et des pauses sont indispensables. Cette semaine quasiment pas de prises de vues, pas de traitement de photos et vidéo, (presque) pas d’école, pas de rédaction de contenu… On souffle un peu !
Cette fois-ci, il est temps de repartir. On regarde le dernier match de poule de l’équipe de France (pas une grande réussite) et on reprend la route en direction du Sud. La seule inquiétude est que nous sommes tous un peu malades. Il nous faudra vite nous remettre sur pied car dans 2 jours nous arrivons dans un orphelinat !
MARIA ET JOSE
Maria et José ont vécu en France, à Montpellier, pendant un an. Nous nous sommes forcément croisés car nous y habitions à la même période et avons des amis en commun. Lors d’un échange avec Simon et Marie, nos amis de Montpellier, ils nous ont demandé où nous en étions dans notre périple. « Nous arrivons au Pérou et espérons découvrir une structure d’accueil ». Ni une ni deux, Marie nous met en lien avec Maria, dont l’amie est la directrice d’un orphelinat, exactement sur notre route, à côté de Chiclayo. Génial !
Maria et José nous accueillent avec grande gentillesse et nous permettre de préparer toute notre famille à cette rencontre avec les enfants. Tout au long de notre séjour à l’orphelinat, nous restons en contact avec Maria qui nous aide à chaque étape. Elle va notamment servir de traductrice à Anthony pour son RDV chez le dentiste. Verdict : il faut arracher une dent de sagesse et à voir ce qu’on fera de la molaire selon l’inflammation. Aïe aïe aïe !
Nous profitons aussi de ce passage pour nous doucher (chaud !), faire de grosses lessives et des courses. Nous découvrons aussi le très vieux Muelle (ponton) de Pimentel ainsi que les bateaux traditionnels des pêcheurs de cette région.
ORPHELINAT PROJEKT PERU
Notre arrivée est accompagnée par une chanson des enfants de l’orphelinat. Tout le monde est là et nous attend avec impatience, enfants, accompagnants, direction et personnels techniques. Chacun se présente. Nous sommes émus par un tel accueil !
Il y a ici 20 enfants de 5 à 15 ans vivant dans 3 maisons. Chaque maison est tenue par une « maman de substitution » appelée Tia (tante). Elles sont 5 à se relayer dans les maisons. Nous sommes ébahis de voir l’amour et la tendresse que chaque Tia apporte à ces enfants, tout en assurant un cadre clair et ferme.
Quelques jours ici, et nous devenons nous aussi Tia Anna (ou plus affectueusement Tia Anita) et Tio Anthony. Le matin, petit déjeuner en famille, puis temps de travail (école et productions vidéo). L’almuerzo et la céna (repas du midi et du soir) se font à tour de rôle dans les 3 maisons. L’après-midi et le soir, nous partageons le temps avec les enfants en veillant à ne pas envahir un quotidien bien rôdé.
Situé en pleine campagne, le quotidien de l’orphelinat est animé par le chant des oiseaux, le passage des vaches et des ânes et les bruit du vent dans les plantations de fleurs qui viennent chaque jour embellir les maisons.
Un Norvégien est à l’origine de la création de l’orphelinat de Monsefù. Il a également créé une école maternelle et primaire il y a 30 ans. Malheureusement, depuis le covid, les fonds se sont considérablement réduits, obligeant l’an prochain à fermer le niveau primaire. Nous visitons l’école qui est située dans un quartier pauvre à l’extérieur de la ville. Une première visite un jour de classe puis une visite en famille le dernier jour d’école. Il y a 120 élèves, en grande partie issus du quartier. Ce jour-là, c’est la fin de l’année scolaire. C’est la grande fête à l’école, les parents sont présents. L’école organise sa Chocolatada, cette fête combine la fin de l’année scolaire avec Noël qui a lieu quelques jours plus tard. Au programme : chants, danses, distribution de Paneton et de cadeaux.
Madeleine, la directrice de l’orphelinat, nous invite à accompagner la visite d’un orphelinat partenaire. Ils accueillent les enfants de 0 à 6 ans. Certains d’entre eux viennent ensuite à l’orphelinat de Monsefù. Alors, pour garder le lien, les enfants qui sont passés d’un orphelinat à l’autre sont invités pour une chocolatada. Nous accompagnons cette sortie en famille dans le collectivo (mini-bus 14 places). Il y a ici une trentaine d’enfants répartis par âge. Un espace pouponnière prend soin d’une dizaine de bébés.
Nous vivrons encore une dizaine de chocolatadas à l’orphelinat, portées par des entreprises locales ou l’université. C’est l’occasion pour les enfants d’avoir un lien différent avec le monde extérieur et de recevoir de la visite.
Nous restons 3 semaines sur place. Trois raisons à un temps si long ici. La première est que nous nous sentons bien ici et que les équipes nous encouragent à rester. C’est une belle occasion pour les enfants de vivre un temps avec une famille. La deuxième est que nous voulions vivre un temps de Noël qui fasse sens plutôt que de rouler avec Béber et de s’arrêter au hasard le 24 décembre au soir. Nous vivons ainsi Noël dans l’orphelinat. Nos enfants prennent place dans la crèche vivante, Olivia est un ange, Clémence joue Marie et Gaspard prend le rôle de Jésus, juste à côté de la vache attachée près de la scène pour l’occasion. Du haut de ses deux ans, Gaspard a joué le jeu quelques minutes avant de se lever, enlever son habit blanc et quitter la crèche sous le Gloria des anges. D’avis commun, nous avons parlé de miracle, le bébé Jésus qui dès sa naissance marche et parle ! De mémoire collective, nous nous souviendrons du miracle de Noel où Jésus est né… a marché… et s’en est allé ! Nous passerons une partie de la nuit du 24 à danser sur les rythmes péruviens, attendant minuit pour prier et pour passer à table.
Enfin, la troisième raison est que le Pérou traverse une période politique et sociale instable. Le président a été mis en prison, faisait place à sa première vice-présidente. Il y a eu 5 présidents en 3 ans ici. Des manifestations ont éclaté, engendrant le blocage de certaines routes et la fermeture des sites touristiques et des commerces. Des pénuries de gaz et d’essence ont eu lieu au sud du pays (notre destination !). Nous sommes ainsi en sécurité à l’orphelinat et nous profitons d’une trêve lors des fêtes pour reprendre la route. Au moment d’écrire ses lignes, début janvier, des nouveaux blocages sont annoncés… à suivre !
Les adieux sont toujours un moment fort en émotion. Nous partons le 26 décembre. Avec Madeleine nous organisons une projection des photos que nous avons pris sur place et nous présentons nos deux premiers épisodes vidéo. Les enfants et les accompagnants nous questionnent sur les conditions de vie des enfants que nous avons rencontrés avant d’arriver ici. Ils mesurent la chance qu’ils ont ici, tant sur l’environnement d’accueil, spacieux et propre, que sur l’attention, l’affection et la tendresse dont chacun fait preuve ici. Anne-Ségolène lit le poème que nous offrons à chacune de nos visites, puis c’est le temps de derniers câlins, des dernières photos. Quelques larmes coulent, mélangées à de larges sourires.
NOEL EN FAMILLE
Que ce Noël a été différent de notre habitude. Nous avons apprécié passer ce moment tous les 5 dans le camion au petit matin, à nous offrir chacun nos cadeaux avec attention et beaucoup d’amour. Quelle joie de voir les enfants prendre le temps avec ingéniosité pour préparer des cadeaux pour chaque membre de la famille, mais aussi pour envoyer des dessins à distance à nos proches.
C’est parti, nous espérons que la route sera bonne pour rejoindre la Paz où nous sommes attendus pour notre prochaine visite.
A très bientôt les amis !
Anthony, Anne-Ségolène, Clémence, Olivia et Gaspard
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Newsletter FAMILARE #10 - Décembre 2022
Bonjour à tous.
Nous vous avions quitté à la sortie du territoire colombien. Depuis, nous avons traversé l’Equateur et nous avons beaucoup de choses à vous partager.
Notre quotidien se compose maintenant de temps de routes, de rencontres, d’école et de traitement des photos et vidéos. Nous passons aussi beaucoup de temps à courir après le wifi pour travailler avec les talentueux Loïc Terrier et Noëlle Boulot qui travaillent depuis la France pour nous monter un générique de qualité pour nos vidéos.
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PASSAGE EN EQUATEUR !
Il s’agit de notre première frontière terrestre à passer. Bien préparés par Kika et les autres voyageurs rencontrés, nous nous présentons très tôt, avant 8h au passage de frontière. Heureusement, nos enfants nous permettent de prendre le coupe-file pour le tampon de sortie de territoire, puis nous nous rendons aux bureaux pour la fin du TIP (autorisation de circulation pour Béber) et c’est relativement rapide pour quitter la Colombie. De l’autre côté du pont, pour l’Equateur, on s’en voit un peu plus, on se fait un peu balader de bureaux en bureaux, mais finalement en 1h30 nous aurons fait l’entrée dans le territoire, la présentation des vaccins et les documents pour Béber. A 10h30, nous voilà passés en Equateur !
Surprise ! Les routes sont sans trou ! Les paysages sont magnifiques et plus dégagés qu’en Colombie. Il nous faut maintenant trouver de l’argent local. Nous passons du Pesos colombien au Dollar américain. Profitant de la sieste de Gaspard nous avançons un moment. Mais voilà, arrive une douane : 1 Dollar. Evidemment, impossible de payer en pesos. Ce sera un automobiliste derrière nous qui nous fera le change pour ouvrir notre barrière. Puis on arrive dans une petite ville, mais là c’est la catastrophe. Aucune CB ne permet de retirer de l’argent dans aucune banque. Nous passons 2 heures à faire tous les guichets dans tous les sens, impossible. Heureusement que les amis les 5GEONAUTES nous ont parlé de Western Union. Nous arrivons au bout de plus d’une heure à nous créer un compte et nous verser de l’argent à retirer. Il est 14h, nous sommes épuisés par cette course et le passage de la frontière et affamés. On va se souvenir longtemps de ce premier repas en Équateur, l’un de nos plus mauvais burgers ! Il y a des jours comme ça.
Puis, après quelques heures de route, nous passerons notre première nuit équatorienne au bord d’un lac à côté des pompiers à Ibarra (oups, nous verrons au moment de nous coucher que c’était interdit au camping-cars… tant pis !) La vue sur un volcan enneigé est sublime et le lieu paisible. Après le stress du passage de la frontière, nous apprécions. Clémence et Olivia nous concoctent leur menu de prédilection depuis plusieurs semaines : une salade de fruits digne d’un buffet princier. Ananas, kiwis, mangues, bananes, pommes et fruits de la passion. Autant nous commençons à nous lasser des plats locaux et du traditionnel « almuerzo », autant, il est impossible de se lasser des fruits ici qui sont un délice et ne coûtent pas grand-chose. L’almuerzo est un menu à petit prix proposé dans tous les restaurants. Il est composé de riz, d’une viande plus ou moins sèche selon les restaurants, d’une micro salade, parfois d’une banane frite et accompagné d’une soupe.
LE MARCHE D'OTAVALO
Le lendemain, nous voilà repartis pour visiter le plus grand marché de l’Equateur à Otvalo. Et notamment sa partie artisanat. Ce marché est quotidien, mais le samedi, jour de notre passage, il s’étale dans toutes les rues de la ville de façon tentaculaire et c’est un régal de se perdre entre les stands. Nous prenons quelques heures pour découvrir ces beautés locales et il faut beaucoup de patience à Anthony pour raisonner sa femme et ses filles qui sont sous le charme de tout ce qui est exposé.
LA FINCA D'AURORE
Nous prenons ensuite la direction de la Finca (ferme) d’Aurore et Andrès. Elle nous a été recommandée par des amis voyageurs. C’est un couple franco-équatorien qui travaille dans cette ferme bio, où nous vivons entourés de chèvre, chevaux et… de chatons ! Nous y prenons deux jours de repos, pour laver nos affaires, profiter des animaux et participer à la préparation du pain et du fromage (miam, ici c’est rare d’en trouver du bon !).
MITAD DEL MUNDO
Nous attendions avec impatience ce passage de la ligne équatorienne de l’hémisphère nord à l’hémisphère sud. Arrivés sur place nous trouvons une ville très chère et axée vers le tourisme de masse… Tout ce qui nous plaît ! Il est 16h, le temps de trouver notre lieu où dormir. Un petit coup d’œil sur Google map et Anne-Ségolène nous emmène au bord du cratère de Pululaha. C’est un mirador et le parking est désert la nuit. Parfait ! Nous y dormons donc et sommes prêts pour la descente dans le cratère dès le lendemain matin. 40 minutes de descente bien pentue, mais aïe pour remonter ! Au retour nous nous y sentons bien et décidons de faire une nuit supplémentaire sur place et en profiter pour faire l’école aux filles.
En Amérique du Sud, il y a des chiens errants partout. Généralement nous gardons nos distances et faisons de notre mieux pour ne pas les nourrir (de notre mieux, car cela amuse beaucoup Gaspard…). Mais au cratère de Pululaha, nous sommes tombés sous le charme du baptisé « Robby ». Un petit chien très attachant et doux avec les enfants. Plus craintif avec Anthony et Anne-Ségolène. Il s’en est fallu de peu pour qu’il embraque avec nous dans Béber. Les contraintes de passages de frontière et le coût que représente un chien en voyage (autant voire plus qu’une personne) nous y a fait renoncer. Encore une fois heureusement qu’Anthony est la voix de la raison !
Nous avons ensuite fait la traditionnelle visite du site de « la moitié du monde ». Visite symbolique mais décevante. Ce lieu est plus un centre commercial qu’un réel point d’intérêt. C’est après coup que nous réaliserons que nous avons loupé le plus intéressant : le musée scientifique qui explique tout autour de ce passage de la ligne équatorienne. Zut.
MINDO : DE LA NATURE PLEIN LES SENS !
En route pour Mindo nous trouvons un petit coin de paradis. Sur le bord de la route, un panneau indique une cascade à 4km. Aller, on tente de s’y rendre. Mais très rapidement la route se transforme en piste avec des dénivelés importants. Nous sommes hésitants car nous connaissons les limites de Béber malgré les dernières réparations et clairement ici, nous ne trouverons personne pour nous aider à passer. Après avoir vérifié chaque passage risqué et estimé que « ça devrait passer au retour », nous nous arrêtons finalement dans une ancienne carrière, au bord d’une petite rivière à l’eau parfaitement limpide dans le creux de la montagne. Nous sommes parfaitement seuls au monde.
Deux jours sur place et nous croiserons simplement quelques motos et un camion qui y passent quotidiennement. La nuit y est totalement noire car nous sommes dans le creux et aucune pollution lumineuse ni la lune ou les étoiles n’éclairent le campement. C’est une expérience assez étrange, voire oppressante, mais nous nous garderons bien de transmettre notre sentiment aux enfants qui eux sont très à leur aise ! En journée, nous nous sentons bien dans ce lieu. Gaspard n’est pas en danger constant avec les voitures, les enfants ont de l’espace pour jouer dehors, nous pouvons faire l’école tranquillement et la rivière nous permet de prendre une bonne douche, des lessives et nos vaisselles. Clémence va profiter d’une excursion en forêt avec son père pour découvrir un peu plus la végétation locale. Nous prenons le temps d’un échange en famille pour établir les règles de fonctionnement en prenant soin que chacun exprime ses besoins ; cela semblait être nécessaire après ces premières semaines d’itinérance. Nous reprendrons la route après deux nuits sur place et Béber remontera sans aucun problème !
A Mindo, bienvenue dans une zone fortement touristique ! Nous croisons presque plus d’étrangers que d’Équatoriens dans la ville. Ce lieu a développé de nombreuses activités de plein air autour de la nature dans des forêts d’altitude à flanc de montagnes. La nature y est magnifique et regorge d’oiseaux extraordinaires. Sauf qu’ici tout se paye et très cher. Nous prenons le temps de comprendre comment la ville est structurée mais nous partons à la recherche d’un lieu tranquille et pas trop onéreux pour y passer la nuit. Nous nous installons finalement sur le parking d’un petit restaurant sur la piste pour rejoindre les parcours de tyrolienne. Excentré de la ville, l’endroit est tranquille et Patricio, le propriétaire du restaurant, est très hospitalier.
Au réveil, nous observons des colibris par dizaines qui viennent s’abreuver d’eau sucrée ou du nectar des fleurs. C’est un spectacle fabuleux qui nous captive tous. Anthony sort l’appareil photo, Clémence et Olivia leur cahier à dessin et Anne-Ségolène fait plus ample connaissance avec Patricio qui nous offre des Colada Morada : une délicieuse boisson traditionnellement servie pour la « fiesta de los muertos » à la Toussaint. L’après-midi, direction des cascades. En chemin, un pick up plein de touristes équatoriens s’arrête pour nous proposer de monter avec eux. Nous changeons donc nos projets et les suivons vers une autre cascade. Sur le sentier qui mène à la cascade, il y a une balançoire géante et des cordes de rappel, on se régale ! Puis Anthony testera le vertigineux tobogan qui le fait atterrir… 3 mètres au-dessus du cours d’eau. Même notre courageuse Clémence ne s’y risquera pas.
Le soir, rincés par cette bonne journée, nous nous offrons, une fois n’est pas coutume, des plats du restaurant de Patricio (on n’en peut plus de l’Almuerzo…). C’est un régal et nous sommes ravis de changer un peu. Une famille de back packers français en tour du monde s’arrête même nous faire un coucou, car ils ont repéré Béber. Yann et Aurélie ont deux enfants de l’âge des nôtres et le courant passe immédiatement. Vous sachant lecteurs de la newsletter, nous vous saluons bien chaleureusement. Ravis de cette rencontre et encore une fois sous le charme de ce lieu paisible, nous passerons deux nuits dans la belle forêt d’altitude de Mindo.
CASCADA DEL AMOR : le retour des Jejens
Sur les conseils de Patricio, nous passons la nuit suivante à la cascade de l’amour. C’est un lieu magnifique qui est tenu par un collectif de restaurateurs. Jonhy, le mari de la présidente de l’association, nous y accueille avec beaucoup de gentillesse et nous conseille sur les lieux où stationner pour la nuit. Ce lieu est magnifique, mais nous sommes redescendus au bord d’un cours d’eau à 600m d’altitude et c’est un carnage ! La zone est infestée de Jejens qui nous piquent allègrement. C’est reparti pour les pantalons, chemises manches longues et les douches ultra express dans la rivière. On en viendrait presque à préférer la compagnie des moustiques tellement leurs morsures nous démangent pendant plusieurs semaines.
CANAVERAL : LA VIE AVEC UNE COMMUNAUTÉ DE PÊCHEURS
Après notre départ de Colombie, nous avions pris le temps d’échanger quelques messages avec Kika et Anouar. Ils comprennent bien notre projet. Notre objectif n’est pas d’enchaîner les lieux touristiques mais bien de prendre le temps de la rencontre. Lors de leur voyage, ils avaient passé trois mois au sein d’une communauté de pêcheurs sur la côte équatorienne. Ils nous conseillent de passer chez eux et nous mettent en lien avec David, un des membres de ce village avec qui ils se sont liés d’amitié. Après Mindo, nous prenons donc la route pour Canaveral.
Arrivés sur place, le téléphone ne passe pas et impossible de savoir exactement où aller car le point GPS n’est pas très précis. Anne-Ségolène se balade donc dans tout le village en demandant aux personnes s’ils connaissent David. Evidemment il y a de nombreux David sur place. Après une longue recherche, nous arrivons finalement dans sa maison où sa femme Kelly nous accueille en attendant le retour du travail de David.
Nous pensons rester là quelques jours, le temps de découvrir la vie de cette communauté de pêcheurs. L’accueil est chaleureux et discret. On nous salue de loin avec le sourire, mais peu d’adultes s’aventurent à venir à la rencontre. Les enfants du village, à l’inverse, viennent allègrement discuter, jouer, manger et s’inviter dans notre quotidien. Nous découvrons la vie des pêcheurs : on descend les bateaux de la plage à la mer le soir pour aller poser les filets puis on remonte les bateaux sur la plage. Le lendemain matin, départ 6h pour aller relever les filets puis trier les poissons sur la plage. Les pêcheurs parlent peu, mais on ancre progressivement une relation d’amitié forte.
Nos enfants sont vite très à l’aise. Ils passent de maison en maison et sont bien plus au fait que nous sur le mode de vie ici. Les journées passent et nous nous sentons bien ici. Au moment d’annoncer notre départ, après deux semaines, nous sentons qu’il serait bon d’allonger un peu. Décision est prise, nous partirons une semaine plus tard, après le « festival del coco ».
Nous assurons une bonne session d’école aux enfants, nous retournons en mer, nous mangeons quelques crabes, poissons, langoustes et crevettes, nous refaisons le ménage intégral de Béber et nous travaillons nos images. Nous sommes prêts à partir quand démarre la fête de la coco. Nous passerons une partie de la soirée à dire au revoir à la famille. Beaucoup de larmes et de déclarations d’amitié et de fraternité vont accompagner cette dernière nuit. Le départ est difficile et le cœur est lourd. Nous étions venus plein de curiosité, nous repartons en quittant des amis.
QUITO
Après Canaveral, direction Quito ! Nous repassons une nuit à la cascade del Amor, mais ces fichus jejens s’invitent à la fête ! Une fois à Quito, Anthony s’occupe de remettre Béber en état. Au programme : vérification de l’embrayage, rebrancher les ventilateurs du moteur comme il faut, trouver des plaquettes de freins (échec), réaligner les roues, trouver des filtres de rechange (diesel, air et huile), changer les pneus en urgence et laver le camion pour limiter les effets du sel après 3 semaines sur la plage. Tout cela va prendre 2 jours à Anthony, dont 1 avec Clémence qui sera d’une grande aide !
Pour la partie visite, nous avons beaucoup aimé Quito pour tous ces aspects : l’ambiance assez paisible du centre historique, le bazar des « centres commerciaux » qui ont presque des aspects de souk marocains et les musées passionnants qui ont régalé toute la famille.
En particulier, nous nous sommes régalés à prendre le « teleferico » pour découvrir Quito vu d’en haut à plus de 4000m d’altitude, au pied de volcan Pichincha, le temps d’une balade à cheval.
Quito est aussi marquée par deux rencontres. D’abord, Patricio, le patron du restaurant de Mindo. Il nous avait proposé de le contacter en venant à Quito où il réside la moitié de la semaine. Avec sa femme et son fils, ils vont nous faire visiter la ville et monter au point de vue de la vierge ailée (la seule statue de la sorte au monde). Un vrai régal !L’autre rencontre, c’est Cristian. Le mécano qui nous avait été recommandé au sud de la ville. Très serviable et accueillant, il nous invite à passer la nuit dans son atelier. Un brin intrigué, au moins autant qu’attiré par sa gentillesse, on se laisse tenter par la proposition. Après une soirée très sympathique, il nous invite à aller à la messe avec lui le lendemain. On découvre en y allant qu’il est actif dans la paroisse, notamment dans le groupe d’animation musicale. Nous vivrons une messe unique portée par des chants d’inspiration Inca absolument sublimes.
Au moment de quitter Quito, une nouvelle fois l’ambiance est particulière dans Béber. Nous arrivions dans une ville inconnue et encore une fois nous avons le sentiment de quitter des amis. Nous apprenons à nous lier rapidement mais les adieux sont difficiles, en particulier pour les enfants.
Nous prenons la route du Volcan du Cotopaxi car aux dernières nouvelles, bien qu’il soit toujours en activité, le parc naturel a réouvert et l’ascension jusqu’au refuge semble de nouveau possible.
En attendant de vous partager ces nouvelles découvertes, nous vous souhaitons à chacun un beau temps de préparation de Noël.
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Newsletter FAMILARE #9 - Novembre 2022
Bonjour à tous.
A l'heure d'écrire ces lignes, nous avons quitté la Colombie et commençons la découverte de l'Equateur. Nous sommes mi-octobre et nous sommes itinérants depuis six semaines environ. Il nous est difficile de trouver un rythme car tout change énormément d’un jour à l’autre. Nous apprenons à vivre dans une forme de déséquilibre permanent, passant de jours posés dans une ferme ou un camping à des journées rallyes où nous avalons les kilomètres sur des routes incroyables à bien des égards. Nous pouvons nous réveiller à 3200m d’altitude face à un volcan et nous retrouver le soir au bord d’un lac infesté de moustiques à 1300m.
Béber est coquin et nous oblige à faire preuve de patience et d’ingéniosité ! Il est aussi devenu notre repère fixe dans un quotidien en mouvement permanent. A choisir entre une chambre au sec avec un lit double par personne ou rester dans le camion, les filles n’hésitent pas une seconde préférant Béber.
Côté école, une routine commence à s’installer. Anne-Ségolène fait classe à l’une puis à l’autre sur des temps sanctuarisés plusieurs jours par semaine. Nous profitons également des découvertes et visites pour apporter des connaissances à nos élèves itinérantes : parc botanique, fabrication du fromage, gestion d’animaux, lecture d’une carte géographique, etc.
Ce mode de vie itinérant semble être devenu une norme pour nos enfants. Ils s’adaptent décidemment bien plus vite que nous ! Gaspard continue de grandir à vitesse grand V, intégrant des mots espagnols dans son apprentissage du langage qui démarre. Olivia est pleine d’énergie et commence l’apprentissage de la lecture de manière très volontaire. Clémence bascule très vite dans une forme de raison, nous épatant par son analyse des situations que nous vivons.
PODCAST FAMILARE AVEC PHARE FM
Retrouvez les 2 premiers épisodes de notre podcast en partenariat avec Phare FM Lyon-Dauphiné. Vous pouvez les écouter en direct le premier samedi du mois à 15h30 et les retrouver en cliquant ici.
LA RENCONTRE DE JUAN ESTEBAN A PUERTO SALGAR
En arrivant au colegio del Sagrado Corazon de Puerto Salgar, nous pensions dormir une nuit dans l’école et reprendre la route. Mais au moment de préparer notre départ, frère José nous propose d’organiser la visite d’un enfant qui est infirme moteur cérébral dans la ville d’à côté, à la Dorada. C’est le père Diego Ruiz qui s’occupe de nous emmener. Sa mission consiste à aider les plus pauvres de la région. Il a créé de nombreux projets comme un restaurant solidaire. Il nous emmène donc à la rencontre de Juan Esteban, 15 ans, alité depuis sa naissance. Juan Esteban nous gratifie de nombreux sourires en remerciement de notre venue. Nos enfants mettent du temps à créer le contact, étant assez rarement confrontés au grand handicap puis progressivement jouent avec lui. Nous passons une heure dans sa maison à échanger avec Andréa, sa maman, qui nous explique être seule avec lui depuis sa naissance. Le papa est parti et il n’y a pratiquement aucun soutien pour une mère seule. On lui a surtout conseillé d’abandonner son fils à la naissance car « c’est mieux pour tout le monde ». Andréa nous épate par son courage et son dévouement pour son enfant. La rencontre est forte, mêlant rires et sourires, larmes et regards chargés d’émotions.
D'UN JUAN ESTEBAN A UN AUTRE
Après la rencontre de Juan Esteban à Puerto Salgar, nous reprenons la route. Un peu sonnés par cette visite, nous décidons de ne rouler que quelques kilomètres puis de chercher un coin tranquille pour passer la nuit. Nous quittons la route au hasard pour suivre un petit cours d’eau sur un chemin tout-terrain.
Enfin, nous trouvons un endroit plat devant un portail. Nous demandons à la dame de la maison si nous pouvons passer la nuit sur ce terrain. Elle appelle son fils qui nous ouvre le portail et nous invite à passer la nuit dans leur jardin. Nous passerons ici une soirée et une matinée extraordinaire. Inès nous propose un repas traditionnel pendant que son fils Luis Alejandro nous parle du quotidien ici. Il fabrique des chorizos, les saucisses typiques du coin. Il nous remplit les cuves d’eau avec de l’eau « potable car elle vient de la rivière, et l’eau est limpide » ; nous prendrons soin de traiter l’eau ! La nuit tombe, Luis Alejandro invite son fils à nous rejoindre. Lui aussi s’appelle Juan Esteban, décidemment, c’est la journée !
Il a 21 ans et a appris l’anglais par correspondance et le parle pour la première fois avec nous. Clémence nous offre de chanter la chanson du petit âne gris en français. En retour, Juan Esteban nous offre une impro sous forme de slam à la gloire de Dieu. Au fil de la soirée, il se livre à nous. Il a connu un passé très sombre marqué par une grande dépendance (nous en déduisons que c’est sûrement à la drogue). Il travaille avec son père mais leur relation est difficile. Ses parents sont en cours de séparation. Malgré tout ça, on trouve un jeune homme empreint d’une joie profonde. Il nous explique être sorti de l’addiction en rencontrant Jésus. Il s’est converti et s’investit beaucoup pour les jeunes. S’en suit une profonde discussion jusque tard dans la nuit.
En une journée, nous avons vécu la rencontre de deux Juan Esteban qui nous auront fortement marqués !
BÉBER REND LES ARMES SUR LA ROUTE DE EL PENOL
Il faut dire que les routes de Colombie c’est quelque chose. Ici, on ne s’embête pas avec les goudrons. Pas de virages, c’est tout droit en haut, et bien souvent sur des routes en terre. Alors notre Béber chargé à n’en plus pouvoir nous a montré ses limites. On se retrouve piégés dans une cuvette. Impossible de remonter. Les roues patinent. Là, on est en galère…
Pour nous en sortir, il faudra nous faire pousser par 2 fois (il faut dire qu’on bloque la route, ça aide à faire jouer la solidarité des conducteurs plutôt enclins à rester observateurs de la scène). Puis un camion nous tracte pour franchir une montée infernale. Enfin, il nous faudra un tracteur pour nous tirer sur une dernière montée de plus d’un kilomètre pour retrouver une route à notre portée.
Nous prenons la direction de l’incroyable rocher de El Penol pour nous remettre de nos émotions. A El Penol, les filles observent un peintre de rue qui va les inviter à peindre. Déjà notre galère de Béber est oubliée !
Il nous faudra passer chez un garagiste quelques jours plus tard pour découvrir que la durite du turbo s’est fendue, devenant inutile. Voici qui explique cette faible puissance dans la montée !
MEDELLIN ET LA COMUNA 13
Nous ne sommes pas de grands urbains, mais la ville de Medellin nous attirait. C’est sûrement Michel et Nancy qui nous l’ont si bien vendue ! Alors, nous prenons le temps de nous arrêter deux jours et deux nuits dans cette ville qui a beaucoup évolué lors de ces dernières décennies. Anciennement le fief de Pablo Escobar, baron de la drogue, cette ville est l’exemple parfait qu’une transformation rapide et assumée est possible.
Nous découvrons la ville et notamment la Comuna 13, ce quartier atypique, anciennement tendu et qui s’est développé par l’art sous de nombreuses formes : peinture, perle, chant, restauration…
FILANDIA : CHEZ VINCENT ET SANDRINE
Vincent et Sandrine sont des amis de Michel. Grands voyageurs en Amérique du Sud, ils se sont installés à Filandia dans la typique et colorée région du café pour reprendre une finca (ferme) de café il y a quelques années. Ils nous accueillent très gentiment deux jours chez eux. Ils nous font à la fois découvrir la belle ville de Filandia et nous présentent toutes les étapes de la fabrication du café.
Ces deux jours nous font du bien après nos deniers jours de route remplis d’émotion de toutes sortes. La soirée vin rouge, fromage et pain fait maison, complétée par une douche chaude, nous fait un bien fou !
LA VALLEE DE COCORA
Cette vallée particulière se situe dans la région du café, près de la touristique Salento. Nous y découvrons les derniers palmiers de cire du coin. Hauts de 70m, ils surplombent notre première « vraie » randonnée en famille depuis notre arrivée en Amérique du Sud.
Espèce endémique de Colombie, les palmiers de cire sont les palmiers les plus hauts du monde. Pouvant vivre jusqu’à 100 ans, les palmiers de cire s’épanouissent sous un climat particulier : contrairement à la plupart des espèces de palmier, ceux-là supportent aisément le froid, la pluie et la brume qui les envahissent presque quotidiennement.
Ces palmiers, symboles officiels du pays, ont longtemps été utilisés pour extraire la cire de leur écorce et l’utiliser pour des fabrications artisanales. Mais après avoir être menacés d’extinction, les palmiers de cire sont aujourd’hui protégés par le gouvernement colombien. Dans la vallée de Cocora, l’environnement modifié par de grands espaces de pâturages, ne permet malheureusement plus aux palmiers de se reproduire.
BUGA : L'INVITATION D'ALEX
Nous prenons la direction du Sud pour rejoindre le camping de Kika et Anouar. Nous trouvons un endroit sympa pour passer la nuit dans la ville de Buga. Posés au bout d’un parc, nous devenons une attraction pour les nombreux randonneurs, joggeurs et autres familles qui viennent ici. Comme à chaque fois, l’échange dure quelques minutes, le temps de nous demander d’où on vient, où on va, si la Colombie nous plaît et nous souhaiter la bienvenue. Et dans ce défilé continu qui dure toute la journée, un homme reste un peu plus longtemps. Son chien amuse nos enfants et lui semble avoir envie d’échanger un peu plus. Finalement, il nous quitte en nous promettant de revenir nous apporter du chorizo pour le repas.
Il tient parole deux heures plus tard et nous prenons le repas ensemble au camion. Alors, Alex nous propose de venir manger chez lui le soir. Rdv est pris en fin d’après-midi. Lorsqu’il vient nous chercher, il est déjà presque l’heure pour nous de passer à table. La nuit tombe vers 17h45, il est nécessaire pour nous d’être à table avant la nuit pour assurer un repas tranquille et un coucher correct des enfants. S’en suit une route qui va mettre Béber à l’épreuve, mais on finira par arriver chez lui (après 4 tentatives pour la dernière montée qu’on passera finalement par une autre route). Il nous fait la visite, puis se met à la préparation du repas. La nuit tombe, les voisins se mêlent à l’échange. Nous passons un de ces moments délicieux où nous échangeons sur les habitudes de nos pays, nous rigolons, les enfants jouent avec les lapins des voisins et enchaînent les dessins-cadeaux pour tout le monde. Nous dormirons finalement chez Alex, la rue étant trop pentue pour envisager dormir dans le camion.
CAMPING CHEZ KIKA ET ANOUAR
Le camping de Kika et Anouar était certainement l’un des très rares endroits que nous avions pointé sur notre carte. Kika administre un groupe WhatsApp dédié aux familles en voyage en AmSud. Anne-Ségolène entretient des échanges réguliers avec Kika depuis des mois et nous avions à cœur de les rencontrer. Ils ont voyagé 5 années en Amérique du Sud avec leur 3 enfants avant d’installer leur camping à proximité de Silvia.
Malheureusement, seul Anouar et leur fille Maya seront présents au camping lors de notre venue, Kika étant obligée de rentrer auprès de son papa malade au Maroc. Que de riches échanges avec ces voyageurs aguerris au sens de l’accueil hors du commun ! Nul doute que les échanges avec Kika en amont de notre voyage et les discussions avec Anouar au camping ont un impact fort sur notre manière de vivre cette expérience. Un grand merci à vous !
Quant au camping, un havre de paix sur notre route. Nous avons dû prendre un logement trois nuits le temps des travaux sur Béber, mais les filles nous ont pressé de retrouver notre fidèle J5 plutôt que de faire une nuit de plus dans un grand lit (double chacune s’il vous plaît !). Décidément les habitudes se sont bien installées ! En attendant, nous profitons chaque matin du défilé de colibris sur les fleurs pendant les temps d’école, entre deux papouilles à Bidoucha, leur adorable chienne qui sera la nounou de Gaspard durant une semaine. Ce lieu aura été une parenthèse dans notre voyage. Nous n’avons même pas de photos à vous partager car l’appareil a été lui aussi en vacances à cet endroit-là. Seule Bidoucha, aura le droit à son petit cliché !
A ce camping, nous rencontrons également une tribu de camping-car français. Ils se sont rencontrés au hasard au Pérou et se recroisent régulièrement. On l’avoue, c’est agréable de parler un peu français. Et comme eux arrivent du sud et direction du nord, à l’inverse de nous, nous échangeons les bons plans pour simplifier nos chemins respectifs. Nos enfants aussi apprécient de pouvoir jouer avec quelques enfants, et qui plus est en français. Bonne route à vous les « Ommea », « l’artiste et le cuisinier », Marion et Mickael, les « ilfautyaka », les « il était une folie »…
Ce passage au camping est aussi l’occasion de recevoir nos colis pour réparer Béber. Coup de bol, un garage de français est installé non loin du camping. C’est Jojo et Ben qui vont mettre les mains sur notre J5 pour le retaper. Installation du thermocontact, révision du cardan, remise en route du klaxon, réparation de la durite du radiateur et surtout découverte de notre problème de puissance ! C’est la durite du turbo qui est fendue. Là ça se complique, c’est introuvable ici. Anthony passe ainsi une journée à Popayan avec Jojo pour trouver les pièces nécessaires et finalement fabriquer un manchon sur mesure pour adapter un morceau de la durite d’origine sur un morceau de durite neuve. C’est du bricolage qu’on ne verrait plus chez nous, mais ça marche ! En revanche, le thermocontact ne vivra que deux jours et retour au point de départ. Anthony est bon pour recâbler les ventilateurs du moteur en direct sur la batterie.Enfin, nous avons pu faire nos courses au très réputé marché de Silvia. Les populations indigènes descendent des montagne le mardi pour vendre leurs productions de fruits et légumes mais aussi d’artisanat. Nous les reconnaissons aisément par leurs tenues traditionnelles : cape bleu, chapeau melon, colliers de perles blanches. Ce n’est pas une tenue d’apparat pour les touristes, mais bien leur mode de vie qui se perpétue. Anne-Ségolène repère que leur manière de porter les bébés est inédite. Une simple bande tissée passe autour des épaules de la maman et sous les fesses du bébé. Anne-Ségolène ne résiste pas à apprendre ce nouveau moyen de portage inconnu lors de sa formation et repartir avec cette bande tissée ! De leurs côtés, les filles sont hypnotisées par le savoir-faire de la cuisinière en matière d’empanadas. Bravant leur timidité, elles finiront par prendre une leçon de cuisine typique de la région pour notre plus grand régal.
Terminées les douches chaudes et les bières fraîches, nous reprenons la route pour quitter la Colombie. Cap sur Ipiales, la frontière avec l’Equateur.
LAS LAJAS, DERNIERE ETAPE COLOMBIENNE
Juste avant de passer la frontière, nous faisons un crochet de deux nuits au parking du téléphérique de Las Lajas. La découverte de cette Basilique nous a été chaudement recommandée, et pour cause. Bâtie en contre-bas et formant un pont en bas d’un canyon, cette église est franchement aussi atypique que magnifique. Nous restons Impressionnés par le nombre de plaques de remerciements de miracles vissées au mur. Cette église n’a rien à envier à Lourdes en la matière !
ADIEU COLOMBIE
Cette fois-ci, c’est décidé, c’en est terminé de la Colombie. Nous quittons ce pays avec un pincement au cœur. Que de beaux souvenirs, que des belles rencontres ! Et surtout, quel apprentissage d’un peuple chargé de bienveillance, d’humilité et d’accueil ! Nous pensions rapidement traverser la Colombie pour aller vite dans les pays plus au Sud, nous y sommes finalement restés huit fabuleuses semaines !
Nos prochaines nouvelles vous partageront nos rencontres et aventures équatoriennes.
Merci pour les nouvelles que chacun de vous nous renvoie, cela nous touche beaucoup et nous sommes heureux de rester en lien par de petites nouvelles.
Anthony, Anne-Ségolène, Clémence, Olivia et Gaspard
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Newsletter FAMILARE #8 - Octobre 2022
Salut les amis !
Voici la suite de nos aventures. De la Guarija à la panne de Béber en passant par la cathédrale de Sel et les termes de Paipa. Chaque journée nous semble en faire trois. Nous prenons le rythme progressivement. Anne-Ségolène s’est transformée en maîtresse d’école et nos petits explorateurs grandissent à vue d’œil.
LA GUAJIRA
Vous vous souvenez ? Nous avions dit vouloir aller toujours au sud. Et dans notre dernière newsletter nous étions prêts à prendre le départ de l’école de Barranquilla pour aller direction Bogota. C’était sans compter sur les idées d’Omar !
Il vient nous voir le vendredi après-midi en nous parlant d’une visite possible dans un établissement scolaire particulier, mais il doit se renseigner et s’assurer qu’on est intéressés. Ni une ni deux, la confirmation arrive en début de nuit, il faut partir dès dimanche matin pour aller plein nord, proche de la frontière Vénézuélienne dans le département de la Guajira. Cette région est célèbre auprès des voyageurs pour son désert, mais nous n’en verrons pas un grain de sable, pas le temps pour le tourisme.
Au programme avant le départ, grasse mat’ puis préparation pour l’aventure. Mais là encore, les plans tombent à l’eau. On est encore au lit, à côté des terrains de sport, quand on entend débouler des voitures et des bus. C’est jour de tournois de foot et de volley pour les enfants. Le camion est englouti dans un flot de va-et-vient. A notre habitude, on fait des crêpes au petit-déjeuner sur notre gazinière à l’arrière de Béber, alors évidemment on nous demande si elles sont à vendre. Bref, le repos ce sera une prochaine fois !
Nous profitons du samedi pour préparer le camion, remplir les cuves d’eau, faire des courses et installer les derniers éléments électriques. Le rdv est pris, départ est prévu à 8h30 le lendemain. Tout est calé, même si nous découvrons le programme d’heure en heure.
Le dimanche nous prenons la route, accompagnés par Mélina (notre ange-gardien !) et Omar. Ils vont faire 3h de route en direction de la Guarija simplement pour nous escorter. Ils pensent que c’est plus sage ainsi. La route est à la fois belle, montagneuse, longue et chaude. Nous découvrons qu’ici les lignes au sol sont plus à titre indicatif qu’une obligation respectée. Ainsi, les camions se doublent entre eux sur des voix simples, en montée, avant un virage et en coupant la double ligne jaune indiquant le danger. Bref, on apprend et on s’adapte. Heureusement, Béber réagit bien au voyage.
Au bout de 3 heures de route, nous nous arrêtons dans un lieu accueillant 7 anciens élèves de l’école que nous allons visiter. Ils font leurs études en ligne ici, tout en assurant des activités pour se rémunérer, en gérant 300 poules, en fabriquant des hamacs ou encore en cultivant différents fruits.
Omar et Mélina nous quittent après avoir déjeuné. Père Fabio prend le relai pour les 2 heures de route restantes jusqu’à l’école qu’il dirige. L’internat de San Antonio. Nous découvrons 1300 élèves de 5 à 21 ans. L’accueil est fort car nous arrivons de nuit, tous les élèves s’assoient dans la cour de l’école et le Père Fabio nous présente. Il prend soin de rappeler qu’on ne touche pas nos enfants. « hablar, pero no tocar ! », sage demande au regard de l’attraction produite par trois petits Français dont une tête blonde de deux ans.
Ici, les élèvent vivent 24h/24 et ce 11 mois par an. Leurs familles ne sont pas en mesure de les nourrir correctement. C’est l’école qui assure l’éducation mais aussi le suivi complet de ces enfants avec trois repas par jour. Ils ne rentrent en famille qu’un mois par an à Noël. Ils arrivent de toute la région, notamment certain sont issus des tribus indiennes présentes dans le désert.
Nous passons ainsi 48 heures sur place à découvrir cette école avec de nombreuses surprises. La première fut la visite des dortoirs : 200 hamacs par chambre, alignées sur deux rangées. Il y a ici 1 adulte pour 140 élèves, voici qui explique la grande rigueur mise en place. Le dernier après-midi, les élèves nous montrent les apprentissages de leur culture traditionnel : broderie, fabrication, chants et danses.
Au moment de repartir, nos sentiments se mélangent. Il y a ici beaucoup d’enfants dans des conditions d’accueil complexes. Mais comment pourrions-nous faire autrement ? Encore une fois, quelle énergie est déployée ici pour donner une meilleure chance à ces enfants pour leur avenir.
CETTE FOIS-CI, ON DÉCOLLE !
Au retour de cette visite à la Guarija, nous revenons épuisés. Par la route, c’est certain, mais aussi par la visite elle-même. Nous avons pris quelques jours pour traiter les images, nous remettre de nos émotions, commencer l’école pour les filles très en demande, préparer un semblant de plan de route et dire au revoir à tout le monde. C’est décidé, mardi matin nous partons !
Les filles vont en classe colombienne jusqu’à notre départ. La dead line qu’on s’est fixée approche. Le confort de l’école de Barranquilla est agréable, mais il est temps d’y aller. Nous n’avions pas mesuré à quel point nous nous étions attachés à cette école et toutes les personnes que nous y avons croisées. Nous prenons le temps de faire le tour des profs, agents de sécurité et agents techniques pour les remercier et les saluer une dernière fois. La maîtresse et les élèves de la classe des filles nous font une visite surprise au camion le jour du départ. Ils ont tous préparé des mots et des dessins. Tous ces adieux sont lourds mais cette fois-ci, nous sommes prêts. Juste le temps pour Omar de nous offrir un sticker géant de l’Amérique du Sud à coller sur un côté de Béber et nous prenons la route.
L’aventure itinérante commence finalement 1 mois après notre atterrissage sur ce continent. Peu importe, le projet n’est pas de rouler à tout prix. Mais une certaine excitation nous habite. Comment allons-nous passer les prochains mois à bord de notre fidèle J5 ?
EN ROUTE !
Bon, la première journée a été compliquée. La chaleur accablante a rendu la route pesante. Ce sera finalement un accident coupant la route pendant plus de 6h qui nous obligera à dormir sur un parking à côté de la route. Nous avons essayé un lieu au bord d’une rivière, mais des chiens agressifs et des « jejens » sortes de moucherons voraces dont les morsures surpassent de loin celles des moustiques nous font changer d’avis. Ça aurait pu être pire, la nuit a plutôt été bonne. Il nous faut nous rôder quelque peu mais c’est prometteur.
Nous enchaînons la route et les nuits dans plusieurs formats. Tantôt dans des aires de camionneurs, pas idéal niveau bruit mais souvent dotés de toilettes, wifi et parfois même d’une douche. D’autres fois dans la campagne, nous permettant des rencontres fortuites et chargée d’une curiosité réciproque et bien intentionnée. On a gardé en mémoire cet échange avec quelques hommes venus à notre rencontre. En présentant notre parcours sur la carte collée sur Béber, nous avons le sentiment que c’est la première fois qu’ils voyaient une carte.
Il y a aussi eu cette nuit, à plus de 3000 m d’altitude. Nous sortons de la route principale juste avant le coucher du soleil. Nous arrêtons la première voiture que l’on croise. Nous expliquons chercher un endroit plat pour passer la nuit dans notre camion. L’homme ouvre le portail de la maison juste à côté puis s’en va. Une vieille femme sort en colère et menace d’appeler la police. Il a fallu quelques minutes pour que Pedro, son fils, revienne et apaise la situation. S’en suit un grand rire de sa maman. Puis arrive Luciana, la femme de Pedro, qui nous accueille avec une grande gentillesse et dont la douceur nous séduit. Il fait nuit, hop tout le monde au lit, à 5 dans la partie arrière du camion pour faire face au froid d’altitude. Le lendemain, Luciana nous apporte un café puis emmène les enfants découvrir ses bêtes : poules, moutons, veaux et autres. Les enfants sont ravis, nous en apprenons davantage sur la vie ici. Elle nous présente ses moutons. Il faut 1 an de pousse de la laine pour qu’elle puisse fabriquer le poncho qu’elle a sur les épaules. Il faut ensuite compter un mois de travail pour laver la laine, la filer et la tricoter.
Il y a aussi des nuits où nous stationnons sur des points de vue d’altitude. Il y a toujours de personnes intriguées qui viennent nous demander d’où on vient, ce qu’on fait là, où on va. Toujours avec beaucoup de bienveillance. On nous a même offert à manger pour nous faire découvrir des plats locaux quand d’autres veulent nous donner de l’argent pour participer au projet.
Une surveillance de Clémence s’impose en altitude. Elle se plaint de maux de tête quand nous faisons de grandes montées et fait même un épisode de vomi lors de notre arrêt à Palermo. A ce problème d’altitude s’ajoute la découverte plus détaillée de ces fichus jejens. Anne-Ségolène, la plus touchée a même eu des œdèmes aux chevilles à la suite d’une vilaine série de morsures.
Bref, on ne s'ennuie jamais !
BÉBER FAIT DES SIENNES
Globalement, Béber nous épate. Il suit la cadence et nous sécurise plutôt bien. Côté aménagement, nous sommes assez fiers du boulot effectué avant le départ et qui répond bien aux besoins de chacun. Côté mécanique, jusque-là, il s’amuse parfois à démarrer au deuxième coup de clé. Agaçant, mais pour le moment ça marche.
La première alerte vient de la pompe pour l’eau potable. Elle n’est a priori plus toute jeune. Nous savions que la pression était faible pour passer les 2 filtres installés. Mais là, ça ne coule plus du tout. Rien de grave, nous pouvons retirer le filtre céramique, conserver le filtre à charbon et nous retraitons l’eau avec une lumière UV, grâce au fameux stéripen. Pas bien grave, mais on va gérer le souci. Grâce à Michel, que vous découvrirez un peu plus loin, nous parvenons à commander une pompe qui devrait nous attendre d’ici une dizaine de jours sur notre chemin. 9 bars et 5L/min, c’est exactement ce qu’il nous faut. Espérons qu’elle sera à la hauteur !
Moins rigolo. Dans la grande montée du canyon jusqu’à ARATOCA, le moteur a surchauffé 2 fois au point de devoir nous arrêter. La montée était franchement coton. Ça ne nous a pas vraiment inquiété. Le lendemain, de nouveau dans une grande montée nous avons une ou deux alertes. Bon, nous allons être vigilants. Nous passons la nuit à plus de 3000 mètres d’altitude, la vue est incroyable, nous prenons notre temps avant de reprendre la route. Anne-Ségolène fait l’école aux enfants, Anthony sort les affaires d’hiver et fait une lessive. Arrive l’heure de prendre la route. Au programme 85km en montagne pour arriver à Paipa. Nous n’en ferons pas 10 ! Beber surchauffe à la moindre montée. Nous obligeant à nous arrêter définitivement.
Arrive Tamayo, il est policier. Il appelle un cousin bricoleur qui lui donne quelques indications. Nous prenons le temps de refroidir le moteur et il nous convainc de faire les 5 km pour arriver au village de Palermo. Le seul village avec plus d’une rue que nous ayons croisé depuis 2 jours ! Kilomètre par kilomètre, avec de nombreuses pauses et le capot ouvert, nous finissons par arriver à Palermo où nous nous garons devant le collège. Quelle bonne idée ! Le lendemain, les profs et élèves sont surpris de nous trouver en train de faire nos crêpes au bord du terrain de sport. Des élèvent nous partagent leur connexion Internet. Nous faisons quelques recherches jusqu’à ce que le prof de mécanique ne vienne, puis celui de physique. Il n’y a pas de garage ici, il faut trouver le moyen d’aller jusqu’à Paipa à 30km. Seul un chemin 4x4 permet de nous y rendre. Alors, nous décidons de nous improviser mécano. On câble les 2 ventilateurs directement sur la batterie pour qu’ils fonctionnent en permanence pendant qu’on roule.
Le temps de faire une balade à la cascade du coin (une douche de cette qualité, ça ne se refuse pas), et en route pour Paipa. La bonne nouvelle est que Béber ne surchauffe plus du tout. Avec l’aide de Fernand, le grand-père d’Anthony, nous identifions la pièce qui semble défectueuse : le thermo-contact. Au moment de vous écrire ces lignes, une pièce est acheminée de France. Espérons que ce sera la bonne et que le problème sera résolu !
DES FRANCAIS SUR LA ROUTE
Paipa et ses termes réputés ! Après nos déboires de surchauffe, nous découvrons un camion orange sur le parking des termes de Paipa. Plaques françaises et un logo : 5géonautes. Hum, ça sent la famille française à plein nez... Bingo ! Nous faisons la rencontre de Jonathan et Marie avec leurs 3 enfants : Samuel, Jules et Elisa. Le temps de se donner RDV pour le petit déj et tout le monde se couche. Nous passerons la matinée ensemble à découvrir nos véhicules, à échanger sur cette année itinérante en famille et à se plonger dans les bains chauds des termes. Ils arrivent au bout de leur voyage qu’ils ont réalisé dans le sens inverse du nôtre. Ils ont plein de petits conseils et bonnes adresses qui seront utiles pour la suite de notre périple. On passe un moment délicieux avec eux jusqu’au moment de se dire adieu !
Deux jours plus tard, nous arrivons chez Michel et Nancy. Lui est Français installé depuis 18 ans en Colombie et elle est Colombienne. Michel a vu mon message sur un blog pour mon problème de pompe. Il est en train d’aménager son véhicule. Il nous a invité à passer chez lui, proche de Bogota, pour se rencontrer. Nous sommes restés 2 jours chez lui. Nancy est une véritable « mama colombienne » avec nos loulous qui sont heureux de s’échapper un peu du quotidien H24 tous les 5. Sur place, nous gérons les lessives, Michel nous aide grandement pour l’achat du thermo-contact et pour trouver une pompe, Nancy est pleinement disponible pour jouer avec les enfants et lave même les cheveux des filles à l’eau chaude (grosse rareté ici !), Anne-Ségolène fait une grosse session d’école avec Olivia. Et surtout, nous passons un temps délicieux avec Michel et Nancy !
Après plus d’un mois de voyage, ces rencontres nous ont fait un grand bien.
CATHÉDRALE DE SEL
Sur la route, nous avons fait la visite de la Cathédrale de Sel. Classée 1ère merveille de Colombie par référendum. Creusé dans les mines de sel de Zapaquira, ce qui était au départ une simple chapelle est maintenant une gigantesque Cathédrale. L’audioguide français permet à chaque membre de la famille d’avancer à son goût. Tout est creusé à même la roche et éclairé avec justesse pour apporter une atmosphère magnifique. La visite commence par un chemin de croix très touchant. Avant de nous emmener au-dessus des 3 nefs de la cathédrale. En face, tout au fond, la plus grande croix souterraine du monde flotte au-dessus de l’autel : 16 m de haut et 9m de large. La visite se termine à plus de 160m sous terre. Si vous venez en Colombie un jour, ne ratez pas la « Catedral de Sal » !
LE QUOTIDIEN EN COLOMBIE
A dire vrai, il n’y a pas vraiment eu de rentrée scolaire chez nous, car les filles sont allées en classe durant le mois d’août dans l’école de Barranquilla. Pour autant, le rythme est pris. Chaque jour ou presque nous faisons une activité enrichissante. Soit classe avec maman, soit une découverte, une rencontre ou une visite culturelle. C’est exigeant et l’envie spontanée des filles de faire l’école s’estompe peu à peu. Mais Anne-Ségolène se transforme en maîtresse avec patience et y prend beaucoup de plaisir. Nous adaptons le rythme aux réalités logistiques auxquelles nous sommes confrontées. Il reste difficile de faire classe à Clémence et Olivia en même temps, elles se dérangent trop.
Quelques éléments nous étonnent en Colombie. En premier lieu, nous découvrons que l’eau chaude n’existe pas dans les maisons. Seule de l’eau froide arrive aux robinets. Ça veut dire douche froide partout, au bord de la plage comme dans les lieux frais en altitude. Les maisons ne sont pas hors d’air. Les fenêtres sont de simples barreaux et les baies vitrées sont ici des persiennes métalliques ouvertes. Le papier toilettes ne se jette pas aux WC mais dans une corbeille à côté pour éviter de boucher les canalisations. Enfin, à tous les coins de rue il y a de la musique tout le temps et partout.
Nous terminons cette newsletter sur la route entre Bogota et Medellin. Nous pensions avancer vite car nous sommes déjà en Colombie depuis 6 semaines et il nous reste 6 semaines de visa. L’idée initiale était de vite quitter la Colombie pour prendre plus de temps dans les pays suivants, mais nos rencontres ici sont touchantes et les paysages sont fabuleux. En chemin, frère Omar nous propose de passer une nuit dans un établissement scolaire del Sagrado Corazon avant Medellin. Quelque chose nous dit qu’on risque de faire de nouvelles rencontres qui vont changer nos plans !
Belle continuation à chacun et au plaisir de recevoir de vos nouvelles !Vous souhaitez découvrir nos dernières newsletters, vous les retrouvez toutes ici.
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La team FAMILARE
Anthony, Anne-Ségolène, Clémence, Olivia et Gaspard pour la team FAMILARE
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Newsletter FAMILARE #7 - Août 2022
Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes le 18 Août. Nous avons quitté la France depuis moins d’un mois. Ouf ! Toute cette préparation depuis plus d’un an et demi et nous y sommes. Nous avons enchaîné des semaines d’adieu et maintenant il faut monter dans l’avion, heureux, confiants mais aussi un peu effrayés de ce grand saut dans l’inconnu. Une fois à terre, nous avons un logement pour trois nuits, pas assez pour réceptionner Béber avec le retard de son bateau. Rien d’autre n’est planifié, nous verrons sur place, au jour le jour.
Dans cette newsletter, nous vous présentons les différentes étapes de notre départ à aujourd’hui : l’avion, l’attente et la préparation du camion à Cartagena, la rencontre avec Omar et enfin l’action de son établissement pour les actions de solidarité.
Nouveauté de l’été pour FAMILARE, nous avons lancé notre profil sur Polarstep, pour suivre nos points GPS : @familare
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Voir la vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=fx0N_zClDls
LE TRAJET EN AVION
La maman d’Anne-Ségolène nous dépose à l’aéroport de Lyon en fin d’après-midi. L’excitation est forte. Les filles sont électriques. Olivia souffre d’une vilaine otite. Nous devons faire le check-in et envoyer nos bagages en soute. C’est parti pour 36 heures de transit. Nous redoutons un peu ce moment. Nous sommes tous un peu tendus au moment de passer chaque étape de l’aéroport. L’avion se présente, c’est parti pour un vol de 3h direction Istanbul. Le vol se passe plutôt bien, le repas est forcément sport avec Gaspard qui est sur nos genoux.
Nous passons la nuit dans le coin d’une salle d’attente de l’aéroport d’Istanbul. La nuit n’est pas fameuse, mais ça passe. Le temps de ranger les sacs de couchage, de faire un brin de toilette et de changer les couches et nous attaquons le gros morceau ! Un vol de près de 13h direction Bogota, suivi directement d’un autre vol de 2h pour Carthagène des Indes. L’équipe d’athlétisme du Quatar est tout autour de nous dans ce long vol et les plus costauds d’entre eux (les lanceurs) sont aux petits soins de Gaspard et aident Olivia à manger. Une présence très agréable dans un avion où Gaspard n’a pas le droit de bouger car « c’est dangereux de marcher dans les allées » selon la chef des hôtesses de l’air. Bon, nous avons tout de même joué au chat et à la souris avec elle pour permettre à Gaspard de bouger. Les tétés, les siestes, les repas, les jeux sur les écrans et pas mal de patience nous aident à passer le crash test des 13h d’avion.
Changement d’avion rapide pour atterrir en début de soirée à Carthagène. Il fait déjà nuit noire. La journée a été interminable (nous avons voyagé avec le soleil, décalage horaire de 7h !). Le temps de trouver un taxi pour emmener nos 10 bagages en plus de nous 5 et en route pour Getsemani, le quartier de notre BnB. Le temps de s’installer dans un micro-logement, Anthony va chercher à manger, mais à son retour les enfants dorment déjà. Les filles sont épuisées et sur les nerfs. Trop de dessins animés dans l’avion, le décalage horaire, les douleurs à l’oreille pour Olivia qui est sous Doliprane en continu, bref il va falloir prendre le temps de nous reposer.
CARTAGENA
Et oui, Gaspard termine sa nuit après une belle grasse matinée. Il est 10h, mais heure française. Ici, il est 3h. La musique de la nuit n’est pas encore éteinte que déjà la journée commence. Il lui faudra une petite semaine pour s’aligner avec l’heure locale. Ici, il fait jour à 5h et nuit dès 18h30. Il fait chaud et humide, la vie est au ralenti entre 11h30 et 15h. Cartagena est une ville très touristique et Getsemani est un lieu de vie nocturne. Nous restons 3 nuits, le temps de s’imprégner des couleurs et des habitudes, puis nous déménageons à Boccagrande, un quartier le long des plages.
Nous arrivons à Bocagrande avec le taxi le 1er août en fin d’après-midi. Nous payons le taxi 15 000COP ce qui est plus que la moyenne pour ce trajet (c’est environ 4 euros). L’appartement est en bien meilleur état. Nous sommes au 13ème étage et Gaspard observe les allers-retours des bateaux entre le rivage et l’île en face de l’immeuble. Nous fêtons le soir même les 2 ans de Gaspard avec une baignade dans la mer des Caraïbes. L’eau est encore plus chaude que l’air, les vagues amusent autant les enfants qu’Anthony. Nous nous baignons au milieu des pélicans. Il y a un côté irréel. Nous commençons à retrouver la forme. La plage nous occupe. Mais l’attente est longue. Nous ne savons toujours pas quand arrivera Béber. Le temps de faire une visite guidée du centre historique avec Jorge, un guide francophone passionnant et nous arrivons au bout de notre location. Les prix explosent, nous devons trouver un autre logement. Tant mieux, Bocagrande est peuplée de touristes et nous sommes sans arrêt interpelés pour nous proposer un taxi, un bonbon à l’unité, une carte sim, une place à table, un parasol, un tour en bateau, du jetski et que sais-je encore.
Cap sur Castillogrande. Juste à côté. Anne-Ségolène a trouvé une petite maison sympa. Le frigo est out, nous perdons toutes les courses qu’Anthony a fait la veille. Nous sommes relogés jute à côté, avec un patio. Nous resterons là jusqu’au départ. Les filles sont tendues, l’attente est longue. Heureusement, ce quartier est résidentiel, c’est plus calme et il y a un parc pour enfants (enfin !).
Retrouvez nos photos de Cartagena, les peintures de Getsemani, les animaux et les paysages sur nos fils instagram @familare_projet, facebook @familare et linkedin @familare
PREPARATION DE BÉBER
Anne-Ségolène reçoit enfin l’information d’Ana, notre contact logistique pour Béber. Il arrive !!! Nous sommes comme des fous, nous allons pouvoir démarrer. Mais tout est très long, trop long. Les informations arrivent au compte-goutte. Nous savons qu’après son débarquement il faut attendre environ 2 jours pour le récupérer.
Anne-Ségolène reçoit tous les jours des documents à traduire et à renvoyer signés. Nous voyons passer différentes sommes à payer. Les dates ne sont toujours pas claires, ni l’ordre des choses. Personne ne semble en mesure de nous dire comment ça va se passer.
Enfin, un rdv est fixé, tout le monde se prépare. Appareil photo, bouteille d’eau, passeport, argent, doudou, couches, nous sommes tous prêts à 10h, pile à l’arrivée de Juan notre chauffeur. Là, Juan nous explique que seul le propriétaire du véhicule peut venir. La déception est grande. Anthony part seul avec Juan qui passe chercher deux autres propriétaires de véhicule. Il nous explique que nous ne pourrons pas récupérer nos véhicules ce jour, mais « peut-être » demain, deuxième coup au moral.
C’est parti pour une longue route pour aller au bureau de l’immigration pour poser une signature sur un document. Il est maintenant trop tard pour aller au bureau suivant qui va fermer. Nous allons donc au bureau d’Ana pour finaliser les documents avec elle. C’est son entreprise qui centralise pour nous toute la logistique. Nous lui avons fait mandat pour tout gérer et tout régler en notre nom. Nous lui réglons sa prestation (environ 775€, qui vaut pour rémunération et remboursement des frais administratifs et du port). Le bureau ne rouvrant qu’à 15h, nous mangeons avec Juan, Sabrina (elle est suisse et voyage en Volkswagen rouge avec son conjoint), William et sa copine (ils sont Anglais et voyage en buggy pendant 5 mois). Nous avons tous pour projet de faire à peu près le même trajet. Nous allons enfin à la DIAL, la direction des affaires fiscales et des frontières. Nous mettons à nouveau une signature sur un document. C’est terminé pour aujourd’hui. Retour à la maison en début de soirée, sans camion. Frustrant d’avoir pris la journée pour deux signatures et de rentrer sans Béber !
Nous attendons la réception d’un mail de la douane. Il n’arrivera qu’en fin de matinée. Nous sommes obligés de réserver une nuit de plus encore pour pouvoir préparer Béber avant le départ. Ana nous appelle à 13h15, une voiture arrive dans 10 minutes pour aller au port. Il faut être habillé avec des manches longues, un pantalon, des chaussures de chantier et un casque. Il y a plusieurs ports, le nôtre est à perpette. Nous devons faire signer un document d’un côté du port, puis aller à l’opposé. Il faut montrer les documents des dizaines de fois, passer au détecteur 2 fois et attendre et encore attendre. Enfin, nous récupérons nos véhicules mais là encore pour sortir il faut signer des documents, montrer des documents etc. C’est la maison des fous dans les 12 travaux d’Astérix. Nous en rions avec William étape par étape.
Long retour à la maison au milieu de bouchons. Ici le klaxon, c’est la vie. Un petit « pouet » pour dire « coucou je suis là » est indispensable pour éviter les accidents. La chance que nous avons est que Béber ne passe pas inaperçu et les motos ne semblent pas trop forcer le passage. Arrivés à la maison, il fait nuit. Nous faisons les bagages et hop tout le monde au lit, demain sera une grande journée, le voyage avec Béber va commencer.
Inspection du camion, tout semble là. Nous nous sommes fait voler un matelas enfant et les robinets d’eau des tuyaux du toit. Les seules choses qu’Anthony avait laissées dans la cabine avant. Rien de grave, c’est le soulagement. Anthony a mis 4h pour préparer le camion : enlever les protections, les fixer, remplir les cantines sur le toit, ranger les affaires. Et enfin nous prenons la route.
"FAIS DE LA LIMONADE"
Nous avions fait un post sur les réseaux sociaux pour demander un coup de main pour nous loger à Cartagena des Indias car toutes ces nuits en BnB mettent un coup à notre budget. Angie, une cousine d’Anne-Ségolène nous a répondu qu’elle avait des contacts en Colombie. Cela n’a pas débouché sur un logement. Mais les contacts de proche en proche, en expliquant notre projet, amène Anne-Ségolène à échanger avec un certain Carlos à Bogota.
Carlos rayonne dans la Colombie sur les actions de solidarité, notamment pour les enfants. Il nous met en lien avec Omar qui est actif sur le sujet. La seule chose que nous savons à ce moment-là, c’est que nous devons aller plein sud pour commencer notre aventure. Nous contactons Omar par téléphone le feeling est très bon. Il parle un peu Français, Anne-Ségolène parle un peu Espagnol et dans une conversation de 30 minutes en « franglaispagnol » chacun s’accroche pour se comprendre. Omar peut nous accueillir au sein de son établissement scolaire, nous pourrons y installer Béber sans problème, en sécurité, le temps que nous voulons ! Je repense donc à ce conseil d’entrepreneuriat : si tu veux faire du jus d’orange mais qu’on te donne des citrons, fais donc de la limonade. Décision est prise, nous allons à Baranquilla, plein nord, à la rencontre de Omar, sans vraiment savoir qui il est vraiment et ce que nous ferons ! Nous avons l’intuition que cette rencontre peut être riche.
RENCONTRE AVEC OMAR
Omar nous donne RDV le 12 août en nous envoyant un point GPS à 1h30 de Cartagena et à 45 minutes de Barranquilla. Nous ne savons pas pourquoi il nous donne RDV à ce point-là, ni ce qu’il y a sur place. L’expérience des bouchons à la sortie du port nous fait partir avec beaucoup d’avance pour nous assurer d’être à l’heure. Mais une fois sortis de Cartagena, nous sommes sur un genre de route nationale qui roule bien, avec des péages tous les 70km environ.
Nous arrivons avec une heure d’avance devant un grand portail fermé. Deux hommes viennent à notre rencontre. Notre niveau d’espagnol ne s’est pas franchement amélioré. La discussion est longue, on ne se comprend pas. Finalement, Anthony montre le numéro de téléphone de Omar, le sésame fonctionne, nous pouvons entrer. C’est un genre de ferme, avec des animaux un peu partout autour d’une petite maison. Il y a une famille et quelques hommes. L’un deux nous propose une citronnade. Nous nous regardons, la discussion ne semble pas la bienvenue. Impossible de croiser le regard de la femme et des enfants. Nos enfants jouent avec les chiens et les chatons. Nous attendons.
Il y a des toilettes collectives toutes neuves, un grand préau, des cages avec des poules de toutes sortes, des canards, des oies, un paon, des perroquets, des perruches, des lapins, mais aussi un cheval, des agneaux, des cochons etc.
Omar arrive à 15h comme prévu. Il semble bien connaître l’endroit et toutes les personnes. Il nous salue et nous accueille, en nous faisant remarquer que nous sommes très ponctuels ^^.
Cet endroit est en réalité rattaché à son école. Les élèves viennent ici le mardi. C’est un lieu de ressource et de réflexion pour les jeunes. Nous pensons que les personnes qui vivent ici sont accompagnées, c’est certainement un lieu ressource pour ces personnes qui n’ont rien ou qui ont vécu dans des lieux violents, ce qui est fréquent en Colombie.
Omar nous fait visiter la ferme et chaque espace. Nos enfants sont aux anges. Ils montent à cheval puis les baladent, ils caressent des chevreaux nées la veille et goûtent au lait tout juste sorti du pis, donnent à manger aux cochons, attrapent les poules, portent des poussins. Bref, ils ne voudront évidemment pas quitter l’endroit quand l’heure sera venue !
En découvrant le lieu, nous faisons connaissance avec Omar. Il est frère de la communauté du Sacré Cœur (présente aussi à Lyon). Il est en réalité directeur de son établissement et il engage son école dans des actions de solidarité. Nous partageons nos points de vue sur de nombreux sujets comme l’enfance, la liberté ou encore l’importance d’être au contact d’animaux. Il parle un peu français, Anne-Ségolène comprend de mieux en mieux l’espagnol, nous complétons si nécessaire en anglais et les applications de traduction sont là pour combler les trous. Bref, la langue est limitante mais ne nous empêche pas d’avoir un bel échange.
Le temps de regarder nos besoins en gaz pour Béber, et c’est parti pour Barranquilla. Nous étions conviés à rester ici si nous le voulions, mais nous sommes attirés par une envie forte de poursuivre notre échange avec Omar et découvrir son univers.
ESCOLARE DE SACRAMENTO DE CORAZON BARRANQUILLA
Omar nous fait nous garer sur le parking de l’administration de l’école. A peine garés, il nous fait monter dans sa voiture. Nous faisons le tour de l’école pour aller à l’entrée opposée. Cette école est privée et accueille des jeunes de familles aisées. Elle enseigne à 1600 élèves de 3 à 18 ans, présents 5 jours par semaine de 6h30 à 16h30. Le matin, ce sont les matières fondamentales, l’après-midi est consacré au sport et aux devoirs. Il y a 99 enseignants et 8 autres pour le sport.
Omar nous assure un accueil grand luxe pour le plus grand plaisir de chacun !!! Il commence la visite. Nous sommes un samedi et il y a du monde partout. Il y a un championnat de foot pour les papas avec 40 équipes qui se réunissent selon 3 catégories d’âge. On ne rigole pas : 5 terrains de foot, tenues officielles, maillots floqués et arbitre officiel. Ici, on joue vraiment au foot. Un peu plus loin, des jeunes filles s’affrontent au volley-ball et il y a du niveau ! Nous continuons le tour pour arriver à une ferme pédagogique. Décidemment, pour Omar, les animaux sont importants. Il y a un taureau, un petit cheval qui s’appelle Bruno, des moutons, des poules, des lapins, des tortues des oies, des oiseaux. Il nous les sort pour passer du temps avec. Nous découvrirons par la suite que les animaux sont en semi-liberté la journée sur l’ensemble de l’espace sportif. Les enfants viennent régulièrement passer du temps avec les animaux. De temps à autre, les plus grands font sortir Bruno d’un terrain de Volley-ball ou raccompagnent le taureau sur un autre terrain de foot. Il y a du personnel attitré aux animaux, pour les sortir, les nettoyer, les faire manger, mais aussi pour les accompagner dans l’espace des plus jeunes enfants. Nous voyons souvent des bambins sur le dos de Bruno. Nous avons régulièrement la visite du taureau et des moutons autour de Béber pendant la cuisson de nos crêpes le matin depuis que nous avons emménagé du côté terrain de sport. Lecteur de ces lignes, prend le temps de trouver cette école sur Google map pour l’observer vue d’en haut, c’est impressionnant !!
Nous continuons en découvrant une piscine de 25 mètres et un bassin ludique digne d’un Centerparc. Omar nous y donne accès quand on veut, « es libre ». L’infrastructure est hallucinante. Il semble qu’en Colombie ces infrastructures soient présentes dans les établissements quand en France ils ont été développés dans les municipalités. L’école possèdent même un cabinet de dentiste, cela semble normal ici.Le 15 août étant férié, Omar se transforme le dimanche et le lundi en guide touristique et gustatif. Il prend tout en main et nous ne savons jamais ce qui va se passer dans les prochaines minutes. Il nous emmène pour une balade le long du Rio Magdalena, le plus grand fleuve de Colombie et un quart d’heure plus tard nous nous se retrouvons sur la petite île de Salamanca à le regarder en haut d’une échelle en train de nous choisir des noix de coco, que nous dégusterons sur place directement.
Les cours commencent le mardi (lundi 15 août est férié). Tous les personnels, notamment les vigiles, font preuve d’une extrême bienveillance. Gaspard devient très vite la mascotte de l’établissement « que lindo ! » en permanence). Nous découvrons tous les jeux d’enfants. C’est un vrai parc d’attraction. Lorsque les élèvent arrivent, nous constatons que l’uniforme est de mise. Pour tout le monde, y compris professeurs et personnels. Tout le monde à la même enseigne. Il y a une notion forte du groupe et de la collectivité : « Ici, tout le monde participe à tout. Il n’est pas question qu’un élève ne fasse pas ceci ou cela parce que ça ne lui plaît pas ». Nous découvrons une forte identité, mais aussi une forme de fierté collective.
Ici les enfants parlent anglais régulièrement en classe dès 3 ans. Leur accent est excellent et la conversation est fluide avec des enfants de 12 ans. Ils viennent nous saluer et nous souhaitent spontanément la bienvenue. Ils nous demandent ce que nous faisons là. Nos enfants les intriguent beaucoup. Ils sont un peu l’attraction partout où ils passent, avec les jeunes comme avec les adultes. Ils se font toucher sans arrêt et tout le monde leur parle. Pour Gaspard, c’est le bonheur, pour les filles, il faut parfois s’extraire pour s’isoler quelques minutes. Tout le monde est très tactile ici, à tout âge les jeunes font des câlins à leurs professeurs et au directeur. C’est ainsi, nous le découvrons avec amusement.
Progressivement, nos filles intègrent des classes de leur âge pour un cours de langue improvisée bien entendu, mais aussi de mathématiques, de vie pratique et de danse. L’écran fait pleinement partie de l’outil pédagogique à tous les âges. Pendant ce temps-là, Omar nous fait faire le tour des classes. Quelques mots en français avec les plus jeunes, discussion plus profonde sur les objectifs du développement durable avec les plus grands. Tout est propice à s’enrichir mutuellement avec Omar, c’est épatant.
Miléna est une maman de l’école. Discrète, elle nous emmène pour les visites extérieures (dont nous parlerons plus loin), elle fait le lien, puis se met en retrait pour nous laisser être dans l’échange. Un ange gardien discret mais qui nous a beaucoup aidé pour mener à bien notre projet ici. Elle fait partie de toutes ces personnes qui jalonnent notre route, qui aident avec le sourire aux lèvres et les yeux pétillants de joie. D’autres nous viennent en aide comme Felipe le professeur de natation, les frères de la communauté, les gardiens de l’école, les personnels de cantines, les enseignants, les étudiants. C’est bluffant d’être à ce point portés ici. Omar s’efface discrètement au fil des jours pour nous laisser vaquer librement dans l’établissement, passant de classe en classe, prenant des images partout. Depuis notre arrivée, il gère nos repas, notre gaz et répond à nos besoins avant que nous les ayons formulés ou même identifiés. Nous sommes loin de la vie de baroudeur au camping gaz et tant mieux car nous profitons pleinement des liens humains qu’il nous est donné d’avoir ici.
« Restez aussi longtemps que vous le voulez, vous êtes les bienvenus ». Omar nous met vraiment à l’aise pour rester ici, rencontrer un maximum de monde, comprendre la culture. Il n’a de cesse de dire à Anthony en français « je vais apprendre avec vous », et Anthony de lui répondre « we are learning together ».
LES ACTIONS DE SOLIDARITÉ DE CETTE ÉCOLE
Si nous avons été mis en relation avec Omar, c’est pour découvrir des actions de solidarité et rencontrer les enfants de la région. Nous arrivons à Barranquilla le samedi et dès le dimanche après-midi, il nous a préparé une visite dans une famille à 40 min de l’école, dans la ville de Campeche. Nous y allons tous ensemble avec Miléna. Nous arrivons dans une famille de 4 enfants. Seule Lisette est là avec un de ces fils qui est malade. Omar nous a expliqué en chemin que l’école a créé un programme pour construire des maisons pour des familles très pauvres qui ont des enfants, souvent des familles qui arrivent du Venezuela pour fuir l‘extrême pauvreté. L’école a créé un crowdfunding pour ce projet appelé « Una casa por Dios - Une maison pour Dieu ». Les parents et élèves de l’école se sont mobilisés sur la base du volontariat pour réunir 19 000 000 Cop (4750€) pour cette maison. Ils trouvent aussi du matériel et du temps pour construire cette maison.
Il y a 3 projets comme celui-ci porté par l’école. Celui-ci est le deuxième, avec une maison en cours de construction. Le lendemain nous visitons Fabien qui vit avec sa femme et son fils dans une maison terminée. Lisette et Fabien nous ont accueilli volontiers, sourire présent mais regard fuyant. Omar nous explique que « la mission consiste à s’engager pour eux pour leur donner un toit, on ne regarde pas ce qu’ils ont fait avant et ne sommes pas là pour juger et évaluer ce qu’ils feront après, ils sont libres. ». C‘est d’ailleurs la première fois qu’il visite la maison de Fabien qui est pourtant terminée depuis un an. Nous projetons de visiter la troisième maison dont les travaux commenceront quand la maison de Lisette sera terminée, mais les conditions n’ont pas été réunies pour aboutir la visite à l’heure d’écrire ces lignes.
Omar nous explique que deux fois par an, des étudiants de son école vont dans ces lieux pour apporter des vêtements et de la nourriture collectés par l’école. Un gros travail est fait notamment pour apporter des vivres et des vêtements dans la région de Guarjira qui est d’une extrême pauvreté. C’est une région voisine du Venezuela et pauvreté et violence sont omniprésentes. Là aussi, c’est un engagement libre et sans contrainte ni valorisation. « On apprend aux jeunes qu’il est normal d’aider, d’être solidaire ». Nous découvrons que l’école d’Omar dispose de moyens et que les parents sont une richesse pour prendre soin des plus fragiles autour de l’école. « Dans une communauté, ceux qui ont plus aident ceux qui ont moins, c’est normal, c’est comme ça que ça fonctionne ».
L'ÉCOLE DE LA PAZ
Nous rencontrons aussi César, un autre frère de la communauté. Il nous invite dès le mardi à aller dans l’école qu’il dirige dans le quartier de la Paz, voisin de Barranquilla en plein cœur du quartier pauvre. Cette petite école accueille 200 élèves de primaire. Cette école fonctionne grâce aux ressources de la communauté du sacré cœur (fonctionnements du bâtiment, salaire des professeurs, du gardien, du personnel d’entretien et de gestion des déjeuners). Les enfants bénéficient de 3 repas par jour à l’école contre habituellement un dans l’école publique. C’est pour une grande partie, la seule alimentation journalière qu’ils reçoivent. C’est une fondation suisse qui finance l’intégralité des repas des enfants. L’école permet à ces enfants de bénéficier d’une meilleure éducation. Là aussi, les élèves sont habillés en t-shirt de couleur par niveau.
Avant d’aller dans l’école, nous demandons à Omar de rencontrer une famille de cette petite école. Quelques heures plus tard, nous voici en visite chez Tatiana, une petite fille de l’âge de Clémence. Il y a ici quatre enfants, les parents et la grand-mère dans une toute petite maison en brique et terre battue. La maman monte en voiture avec nous pour nous indiquer la route de sa maison. Elle explique à Omar qu’ils n’ont pas les moyens de manger, c’est très dur et ils ont besoin d’aide. Discrètement, Omar lui remet un sac avec des vêtements.
Felipe et Omar se mettent en retrait. Fort heureusement, au moment de venir nos filles n’ont pas eu le temps de ranger leur jeu de mimes. Anne-Ségolène se transforme alors en animatrice de colonie pour un jeu en franco-espagnol. Les enfants s’apprivoisent doucement puis s’amusent ensemble, les sourires arrivent, la grand-mère rigole. Olivia se met à fait des tresses aux filles et Tatiana se lance dans un cours de Salsa pour Anthony. Une heure passe, nous avons oublié l’heure, la barrière de la langue et nos besoins respectifs. Nous avons juste passé un moment délicieux.
Le lendemain, rdv à l’école de La Paz. Notre arrivée n’est pas franchement discrète. Une foule d’enfants nous encercle, nous parle, nous touche. Nos bras servent de refuge pour nos trois loulous qui se sentent totalement submergés. Nous reprenons le jeu de mime de la veille, différents ateliers se mettent en place, nous répondons aux mil sollicitations des enfants. Gaspard, à son habitude, passe de bras en bras, mène sa barque, fait le show avec les galipettes dont il a le secret et voilà 20 enfants qui l’entourent et scandent son nom. Lui, il est à son affaire. Clémence, à son habitude, va progressivement basculer vers les groupes des filles plus grandes et elle finira en classe avec elles. Olivia reste une bonne partie de la matinée à jouer et coiffer les filles de son âge. Anne-Ségolène passe beaucoup de temps avec les enfants tout en s’assurant que tout se passe bien pour les nôtres. Anthony rentre de plus en plus dans son rôle de papa-reporter, oscillant entre le besoin de nos enfants et la captation d’images et de son pour notre film documentaire.
Nous repartons de l’école heureux mais vidés. Nous avons enchaîné les visites et l’école. C’est très dense en termes de travail de captation et surtout très fort du point de vue émotionnel. Nous prenons beaucoup de temps d’échanges avec Omar pour comprendre les situations échanger nos points de vue, nos expériences et nos ressentis. Nos filles sont en forte demande de temps de qualité avec nous le soir, individuellement.
Nous sommes à Barranquilla depuis moins d’une semaine, nous avons l’impression de vivre ici depuis plus d’un mois. Nous commençons à préparer notre départ. Nous ferons peut-être encore des visites d’ici là et après cap au Sud pour traverser la Colombie en direction de l’Equateur.
Nous vous souhaitons à chacun, famille, amis, voyageurs dont nous avons croisés la route ou inconnus qui suivez nos aventures, une belle fin d’été en France, et une bonne rentrée en septembre. Nous sommes loin par la distance mais nous nous sentons proches de vous par la pensée !
Anthony, Anne-Ségolène, Clémence, Olivia et Gaspard pour la team FAMILAREVous souhaitez découvrir nos dernières newsletters, vous les retrouvez toutes ici.
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La team FAMILARE
Newsletter FAMILARE #6 - juillet 2022
Bonjour à tous,
Au moment d'écrire cette newsletter, il nous reste une poignée de jours avant de partir. Voilà 18 mois que nous préparons ce projet. Nous avons vécu des montagnes russes émotionnelles.
Ça nous semblait un projet fou et maintenant que nous y sommes nous sommes sereins à l'idée de partir. Avant même de quitter le sol français, nous mesurons déjà que cette préparation nous a changé, notre relation avec les autres a évolué, notre famille s'est ouverte et notre couple s'est solidifié.
FAMILARE, LE FILM
Réaliser un film documentaire est le fil rouge de ce voyage. Ces dernières semaines nous avons terminé notre formation avec Loïc : prise de vue, logiciel de montage, brainstorming sur l'écriture du script. Les deux derniers jours ont été intensifs et nécessaires.
Nous avons aussi réalisé des entretiens avec différents acteurs de l'enfance et de l'inclusion, à la fois pour parfaire techniquement les interviews, mais aussi pour prendre du recul sur ce sujet avant notre départ.
Gaspard a même interviewé de Xavier du Crest, le directeur France de Handicap International ! Merci à tous ceux qui se sont prêtés à l'exercice (Jill Coulon, Frédéric Blaser, Evelyne Lucotte-Rougier, Sophie Haudeville et Robert Lafore).
FAMILARE POUR LES ENFANTS
Nous avons présenté Beber à l'école de nos enfants.
Durant près de 2h, les élèves de maternelles et primaires ont pu découvrir le camion, écouter les préparatifs du voyage et poser toutes leurs questions.
Quelques retours extraordinaires : "mais vous n'avez pas de baignoire ?" "il n'y a pas d'horloge dans le camion, ils doivent avoir des montres ?", "incroyable, clémence touche le plafond avec son coude depuis son lit", "c'est ouf, la bibliothèque est dans la banquette".
Vous aussi suivez le projet avec vos enfants, vos élèves ou avec les enfants que vous accompagnez en faisant un simple mail à [email protected].
BÉBER
Ca y est Béber est prêt ! Il est sorti du garage avec un embrayage tout neuf et un check-up mécanique complet, c'est rassurant !
Nous avons finalisé les travaux, juste avant de le déposer au port de Zeebruges, à côté de Bruges. Retrouvez la narration de cette épopée en lisant l'article sur Facebook
Nous n'avons plus de nouvelles de Béber depuis qu'il est au port. Il devrait partir le 13 juillet. Espérons le retrouver dans les temps et en bon état à Carthagène des Indes en Colombie.
Voici la vidéo de présentation de la préparation de Beber.
LA TEAM FAMILARE S'ETOFFE
Seuls, nous ne pouvons y arriver !
Nous sommes très soutenus pour la mise en place de ce projet.
Fernand et Maud nous ont beaucoup aidé pour la préparation du J5.
Laura prend progressivement le relai pour les publications sur les réseaux sociaux.
Eugénie sera votre interlocutrice à partir de cet été pour "Familare pour les enfants".
Et de nombreuses petites mains ont participé à des éléments techniques pour le camion ou pour préparer les dossiers de présentations par exemple.
Un énorme merci à chacun pour votre aide si précieuse.
VIE PERSO
Ça y est, l'école "traditionnelle" est terminée. Nous sommes prêts pour prendre la relève l'an prochain !
C'est vrai qu'il y a un aspect curieux de dire « au revoir » aux camarades de classe et aux maîtresses pour se donner RDV dans un an.
C'est d'ailleurs une longue période des « au revoir » qui a commencé il y a un mois. Presque chaque jour nous disons notre dernier au revoir à différentes personnes.
Les sourires s'accompagnent de plus en plus souvent de quelques larmes !
Nous avons quitté notre maison un mois avant le départ, location oblige. C'est une bonne mise en pratique du détachement matériel et du lâcher-prise.
Heureusement, nous sommes accueillis à mi-temps chez les parents d'Anne-Ségolène et à mi-temps à Nervers, au cœur du spectacle du Serment du vigneron (nous en parlons un peu plus bas).
On se rend compte qu'il y a quelque chose de reposant et de réjouissant de se détacher peu à peu. Nous nous concentrons sur l'essentiel : l'humain.
Il nous reste quelques jours pour finaliser les derniers préparatifs : la banque, les forfaits téléphoniques, la dernière lessive, les bagages pour l'avion, etc.
Derniers RDV médicaux, dernier passage chez le kiné, la dentiste, la pédiatre.
Nous nous préparons notamment pour passer une nuit à l'aéroport d'Istanbul la nuit du 28 juillet.
DERNIERE LIGNE DROITE : LA VIE DE CHATEAU
Entre le dépôt du camion à Bruges et le départ en avion, nous avons 20 jours.
Ce temps aurait pu sembler très long, mais heureusement, nous sommes très occupés à Nervers.
Pour la deuxième année, nous jouons en famille dans le spectacle "Le serment du vigneron".
Pendant 2 semaines, nous avons vécu au cœur de ce spectacle, pour les préparatifs et pour jouer sur scène.
Quel bonheur incroyable de jouer avec nos enfants, dans un spectacle féérique et extraordinaire, nous faisant voyager à travers les époques.
Avec ces 8 représentations nocturnes et toutes les activités proposées en journée, nous avons totalement déconnecté et même souvent oublié que nous partions.
Le décompte des jours restants n'a pas eu lieu, trop occupés à observer les étoiles dans les yeux de nos enfants et de nos amis figurants.
D'ailleurs, si vous êtes dans le Beaujolais du 20 au 23 juillet, venez nous voir !!!!
Anne-Ségolène est passée à la radio pour en parler.
Vous souhaitez découvrir nos dernières newsletters, vous les retrouvez toutes ici.
A très bientôt pour des nouvelles en direct de Colombie !!
NOUS SUIVRE / NOUS SOUTENIR
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Newsletter : pour recevoir nos nouvelles régulièrement
Linkedin : pour suivre l'évolution du projet
Facebook : publication régulière de nos rencontres
Instagram : FAMIALRE en images
Polarstep : pour suivre à la trace nos points GPS
Youtube : découvrir nos capsules vidéos
Collecte affectée : pour soutenir financièrement FAMILARE (dons déductibles des impôts)
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Newsletter FAMILARE #5 - juin 2022
Bonjour à tous,
La date du départ approche, tout s'accélère…
Retour sur nos dernières péripéties avant le départ!
DES DATES !
La date de notre départ en avion est calée : le 28 juillet, départ de Lyon et arrivée à Carthagène des Indes en Colombie. Jusque là, rien de compliqué.
Par contre, côté Bébert, c'est une autre paire de manches.
Les compagnies de fret maritimes ne nous facilitent pas la vie. Les dates sont encore incertaines, les prix explosent et les obligations logistiques et administratives sont pour le moins loufoques !
La liste des documents à fournir dépasse l'entendement !
Nous avons aussi une obligation morale de revenir par le même port que celui de départ.
En creusant avec d'anciens voyageurs, nous apprenons qu'un document d'exportation temporaire est nécessaire pour pouvoir faire revenir Bébert par un autre port sans payer de frais d'importation (1/4 de la valeur du véhicule). Bien sûr ce document est compliqué à obtenir, et il faut payer!
Aux dernières nouvelles, il est probable que le bateau parte d'Anvers une semaine avant notre avion, soit deux semaines d'attente à Carthagène pour le récupérer.
Bref, à force de patience et de persévérance, on devrait s'en sortir (bravo Anne-Ségolène pour tout ce boulot!)
SOIREE DE DEPART
Après quelques hésitations, nous avons organisé une soirée de départ le 11 juin pour embrasser nos proches.
Que de monde à la maison pour passer ce moment convivial. Il y avait probablement plus d'enfants que d'adultes en début de soirée, l'ambiance était à la fête.
Nous sommes encore loin du départ mais quelques larmes ont coulé tout de même !
Grand merci à chacun pour votre présence, votre bonne humeur, vos rires, pour avoir chanté "Voyage-Voyage", pour un gâteau dingo aux couleurs du projet, les coups de main, les petites attentions, les embrassades, les chamallows grillés etc...
PODCAST PARENTS-VOYAGEURS EPISODE 2
Le deuxième épisode de la série de podcast avec notre partenaire le blog "parents-voyageurs" est sorti ce mois-ci (https://www.parents-voyageurs.fr/partir-a-la-rencontre-des-enfants-fragilises-en-amerique-du-sud-le-projet-de-familare-podcast87/).
Retrouvez-y plus en détail les dernières infos sur la préparation du projet, les financements, Bébert, etc.
Prochain épisode après notre arrivée en Amérique du Sud.
FAMILARE, LE FILM
Progressivement, nous nous concentrons sur le film.
A commencer par la formation photo avec Loïc Terrier (https://loicterrierphotographe.pixieset.com/). Ce baroudeur, fin pédagogue, est un vrai passionné du terrain.
Son film AKHDAR, le sel du désert est extra. Alors nous sommes en confiance pour une formation accélérée aux bases de la photos, de la vidéo et du montage.
Une première journée intensive nous a permis de mieux appréhender l'appareil, les photos et l'univers numérique. Nous avons hâte de basculer sur la partie vidéo.
Nous profitons d'occasions qui nous sont offertes pour expérimenter le matériel. Mais pas seulement.
En parallèle, nous commençons nos premières interviews d'experts français de l'enfance et des vulnérabilités. L'objectif, bien sûr, est de capter des éléments utiles pour le film, mais aussi de nourrir nos réflexions sur l'enfance et l'accompagnement en France des plus fragiles d'entre eux.
BEBERT CONTINUE DE NOUS EN FAIRE VOIR !
La bonne nouvelle, c'est que globalement, Bébert est prêt : coffre à jerricans, pose des panneaux latéraux, installation des cantines sur le toit, nouveau neiman, protection de la fenêtre arrière, peinture latérale, support entre l'habitacle et la cellule.
Il est beau comme un camion !
En revanche, pour ceux qui nous suivent sur Facebook, Linkedin ou Instagram, vous avez vu passer la nouvelle…
Nous avions prévu un pont de mai tous les cinq avec Bébert. Le grand test avant le départ.
Nourriture embarquée, lits faits, vêtements rangés chacun dans sa petite caisse, cuves d'eau remplies.
Les enfants s'attachent, Bébert démarre… et paf, impossible de passer une vitesse. l'embrayage a lâché !
Fichus les quatre jours en vadrouille et à l'eau aussi le week-end en couple prévu de la semaine suivante !
Et si finalement c'était ça de se préparer pour notre aventure? Faire face à l'imprévu, s'adapter, se réorganiser en permanence.
Ce coup-ci, on s'en sort. Nous passons un superbe week-end en montagne. Au programme, nature, montagne, repos et prise en main de l'appareil photo.
Finalement, c'est peut-être ce dont nous avions le plus besoin !
Et pour l'embrayage, notre Bébert a été (enfin :s) remorqué dans un garage. Croisons les doigts pour une réparation rapide et solide.
Dans cette période d'attente avant sa prise en charge, nous en avons profité pour rejointer (en 2 fois !) la cellule arrière de notre fidèle J5 qui prenait l'eau.
Espérons que cette fois-ci nous pourrons dormir bien au sec.
FAMILARE POUR LES ENFANTS
Nous proposons aux établissements qui accueillent et accompagnent des enfants de suivre le projet FAMILARE (à prononcer Familaré). :-)
Ce projet peut servir de support pour travailler la géographie, les mathématiques, la culture générale, les saisons, le développement durable ou tout simplement ouvrir l'esprit avec une autre façon de vivre et de mettre en parallèle son mode de vie avec celui d'enfants à l'autre bout du monde.
Que vous soyez une école, un centre social, un IME ou tout simplement une famille, vous pouvez vous inscrire pour nous suivre par mail : [email protected].
Vous recevrez nos informations régulièrement et nous ferons notre possible pour répondre aux questions qui nous parviennent tout au long de cette aventure.
Les informations : https://familare.jimdosite.com/familare-pour-les-enfants/
A très vite pour de nouvelles aventures les amis !
Pour ceux d'entre vous qui souhaitent suivre notre itinéraire, voici le lien Polarstep : www.polarsteps.com/FAMILARE
Mais aussi sur LinkedIn https://fr.linkedin.com/company/familare?trk=public_profile_experience-item_profile-section-card_image-click&original_referer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F
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Instagram https://www.instagram.com/familare_projet/
Youtube https://www.youtube.com/watch?v=5jFuR_X-wq4
Vous pouvez également continuer de nous soutenir financièrement via la collecte affectée de la fondation st Irénée : https://www.fondationsaintirenee.org/projets/familare/
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Newsletter FAMILARE #4 - mai 2022
Après une période à fond, voici la newsletter #4
(via le lien, la newsletter complète avec les photos, retrouvez le texte ci-dessous)
Nous y sommes presque. Cette douce impression que nous partons presque demain !
On ne va pas se mentir, on a eu un gros coup de fatigue et de surmenage à surmonter ces deux derniers mois (comment ça nous n’avons pas communiqué ??? )
Mais ça y est, on remet la marche avant et on réduit progressivement les to-do list : préparation de Bebert, Vaccins, billets d'avion, préparation de la scolarité, contact d'établissements sur place, nous allons vous expliquer tout ça dans cette newsletter un peu plus fournie que les précédentes...
BEBERT EST BIENTOT PRET!
Bébert, c'est LE gros morceau. Nous ne l'avions pas vu venir, mais la décision de refaire entièrement l'intérieur de la cellule était faramineuse… Le voilà presque terminé ! (Soupir de soulagement…)
Gros Gros MERCI aux Grands-Parents d'Anthony, Maud et Fernand, qui ont été d'une aide précieuse et conséquente pour préparer Bébert à ce voyage particulier.
Il est nécessaire de protéger chaque ouverture du camion car les vols, dégradations et pillages des véhicules laissés ouverts tout le long du voyage sont plus que fréquents.
Les chantiers ne manquent pas : fabrication de panneaux latéraux en plaque de zinc, fabrication d'un coffre sur mesure pour des jerricans de gasoils, installation d'une plaque métallique sur la fenêtre arrière, installation d'un porte roue de secours (une deuxième) sur la porte arrière, coffrage amovible pour la fenêtre de toit et le panneau solaire, vérification des problèmes de freins arrière et de batterie, remise en état de l'attelage, création d’étagère et ponçage complet de l’intérieur de la cellule avec Théophane, etc...
Le système de filtration de l'eau est également en place. Merci Bastien de « www.sixontheway.com » pour tes précieux conseil (rien de tel que de pêcher les infos auprès de baroudeurs aguerris !).
Nous n'avons pas lésiné sur ces installations : nettoyage de la cuve, plaque d'argent dans la cuve (pour éviter le développement des bactéries), filtre céramique et filtre à charbon. De cette manière, nous pouvons puiser de l'eau de ville et celle des rivières pour la rendre potable.
En parallèle, un système d'UV (rechargeable en USB) pour l'eau des gourdes si nous sommes loin du camion, et quelques pastilles. Avec tous ces systèmes nous devrions nous en sortir !!
(Oui, c'est le paragraphe qui a aussi vocation à rassurer nos proches :) )
En parallèle de tous ces chantiers, Béatrice la maman d’Anne-Ségolène a sorti sa machine à coudre pour nous fabriquer des housses de coussin et des rideaux sur-mesure isolants pour chaque fenêtre et le pare-brise de la cabine avant. Des pans de tissus sur-mesure, aimantés pour occulter entièrement la cabine. Nous avons passé une journée à faire les prototypes ! Gwénaëlle la sœur d’Anne-Ségolène a de son côté utilisé son logiciel et sa découpeuse laser pour nous préparer des logos FAMILARE à poser sur le camion une fois en Colombie. Merci !!
Bref, côté camion, nous aurons terminé pile à temps, ouf !
Pour les passionnés de la bricole, nous tenterons de vous faire un résumé des travaux sur les réseaux sociaux après de départ de Bébert.
COTE ADMINISTRATIF
Là, nous sommes davantage dans l'univers d'Anne-Ségolène.
Et nous sommes heureux d'être dans les temps !
Nous avons reçu nos nouveaux passeports (Plus de 3 mois pour le RDV en mairie !!).
Enfin, nous avons acté notre date de départ.
Les billets d'avions sont réservés : départ de Lyon le 28 juillet au soir, pour arriver après plus de 31h de transit à Carthagène en Colombie. Nous passerons 1 nuit dans l'aéroport d'Istanbul. Avec nos 3 loulous, ça promet ;)
Nous espérons pouvoir envoyer Bébert la première semaine de juillet pour qu'il arrive à peu près en même temps que nous.
Là, nous prévoyons quelques jours de camping, le temps de mettre en route notre fidèle J5.
Un autre pôle prenant : les Vaccins !
Pas une mince à faire. Anne-Ségolène est restée plus de 1h30 avec un médecin génial de l'ISBA, le centre international de vaccination. 1h30 pendant laquelle Anthony a canalisé nos trois aventuriers dans la salle d’attente… On ne vous fait pas de dessin !!
Le médecin-baroudeur-retraité a été à l'écoute de nos problématiques et capable d'apporter des réponses claires. Big Up aussi à l’infirmières du centre, très patiente, accueillante et douce avec les enfants (même le doudou a eu le droit à son vaccin, nous sommes sauvés !)
Fièvre jaune, rage, Hépatite A, Typhoïde et bien sûr paludisme sont passés au crible !
Le package nous a tout de même coûté 1500€ !
La préparation de la scolarité a également commencé. Que faire, à quel moment avec quel support ? Les maitresses de nos enfants sont de bons conseils. Les familles de voyageurs aussi nous font leur retour d'expérience. On se détend, ce ne sera pas insurmontable, plutôt une rigueur à mettre en place.
Dernier pôle administratif : nous devons louer notre maison (indispensable dans notre modèle économique). C'est notre prochain challenge pour partir rassurés !
ET LE FOND DANS TOUT CA?
Nous avons hâte de commencer la formation photo / vidéo fin mai. C'est indispensable pour monter en qualité le film documentaire. Nous avons commencé à prendre en main le matériel et espérons rapidement monter en compétence. Le choix s'est porté sur un appareil photo Sony et une GoPro pour assurer l'ensemble des prises de vue.
Côté établissement, nous avons eu des échanges prometteurs.
Différents interlocuteurs avec des organisations en France nous permettent de cibler des structures locales, notamment en Colombie (Bogota) et au Pérou (Lima).
En Bolivie, nous sommes entrés en contact avec une Fondation qui rayonne sur de nombreuses villes du Nord et qui est en lien avec d’autres acteurs sur place.
Vous êtes engagés dans un établissement (école, IME, centre de loisir, ...) et vous souhaitez suivre le projet ?
Avec grand plaisir, il vous suffit de vous rendre sur cette page pour avoir les informations nécessaires --> RDV sur la page "Familare pour les enfants (https://familare.jimdosite.com/familare-pour-les-enfants/) "
En résumé, nous terminons les préparatifs logistiques, nous allons pouvoir basculer sur ce pourquoi nous partons : faire des rencontres !
PETIT POINT BUDGET
Enfin, un grand merci à tous les donateurs, professionnels et personnels qui nous soutiennent via la collecte affectée de la Fondation Saint Irénée --> lien
Nous avons fait il y a peu un point avec la fondation sur les dons de particuliers depuis le mois de janvier, et nous sommes très émus des participations reçues. Que ce soit dans le cercle familial, amical ou de personnes que nous ne connaissons pas, votre soutien nous touche énormément.
Merci également à la fondation Stella Domini pour votre appui.
LA BELLE RENCONTRE
Facebook a du bon. Via les groupes de familles voyageurs, nous en sommes en contact avec une famille qui a voyagé 1 an en Amérique du Sud il y a 2 ans. Ils nous offrent de récupérer leur bouteille de gaz local.
Et nous voici partis chez Nathalie, Thomas et leur 2 filles chez eux. Au-delà de la bouteille, c'est une belle rencontre entre une famille qui est rentrée et une famille qui s'apprête à partir.
Nous avons partagé les bons plans, les attentes, les réalités des préparatifs et du retour d'un tel voyage.
Et évidemment, en faisant la visite du camping-car, nos filles se sont fait de nouvelles copines
Un grand merci pour votre accueil et ce partage d'expérience qui nous sera fort utile (et merci pour l'adaptateur de robinet d'eau et le bon plan d'adaptateur pour le gaz!).
Pour les curieux, RDV sur leur Blog : https://levoyagedunevie.travel.blog .
LA GALERE DU MOMENT
Il est 19h, après une intense grande journée de travail chez ses grands-parents pour fixer les panneaux et le coffre à jerrican, il est enfin l'heure pour Anthony de rentrer.
Oui mais voilà, en faisant un test sur la batterie, Fernand découvre que la durite du filtre à air n'est pas connectée. Ni une ni deux, il s'y atèle pour protéger le moteur des impuretés.
Mais, Bébert broute, s'étouffe et s'arrête. Impossible de redémarrer. "Ça c'est la meilleure !"
Quelques tests plus tard, nous comprenons que le gasoil n'arrive plus. « mais ça n'a aucun rapport » peste Fernand !
L'heure tourne, la nuit tombe, Bébert n'entend pas redémarrer.
Après de nombreuses recherches-erreurs et déductions, EUREKA : une durite est percée, le gasoil goutte et de l'air entre !
C'est bon, il est 21h30, la durite est réparée, on va repartir... mais… non, pas mieux !
Et pour cause, la même durite avait un second trou un peu plus loin.
Cette fois-ci est la bonne : Bébert est en route, il est 22h. Anthony pue le gasoil, a les mains pleines de cambouis et de coupures… Mais au moins Bébert roule !
Un moment désagréable mais instructif : comment détecter la panne, déduire d'où vient le problème, purger l'air de la pompe à injection, etc...
Et voici quelques images des dernières semaines avec des tests de sortie de secours par la lucarne du toit, des nuits auprès des vaches et autres travaux.
A très vite pour de nouvelles aventures les amis !
A bientôt pour de prochaines nouvelles de notre projet !!!
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Newsletter FAMILARE #3 - mars 2022
Retrouvez notre newsletter de mars en suivant ce lien.
(via le lien, la newsletter complète avec les photos, retrouvez le texte ci-dessous)
Bonjour les amis !
Au programme de la Newsletter Familare #3 :
- retour sur l'événement de collecte au Château de Nervers
- point sur le budget (hé oui !)
- les avancées des travaux de Béber
- les étapes à venir
Evénement de collecte du 12 février
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Le Château de Nervers a accueilli notre événement de collecte de fonds le 12 février dernier. C'était un moment gustatif convivial et riche en découverte du terroir.
Pour terminer cet évènement, le XV de France nous a fait vibrer contre l'Irlande.
Merci Jean-Benoit et Tiphaine pour votre accueil, et merci à chacun pour votre soutien.
Un petit résumé en image :
https://www.youtube.com/watch?v=Xhuw6C7jvTk&t=2s
Evénement de collecte du 12 février : Visite du Château de Nervers, Dégustation de vin, Projection du match de rugby.
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Point Budget
On aimerait s'en passer et vivre d'amour et d'eau fraiche... mais beaucoup de choses sont très liées à ce fameux budget.
Notre projet comporte deux grands pôles, d'environ 100K€ chacun :
- Les frais de voyage : Béber, transport, repas, vaccin, scolarité, etc
- Les coûts de production des livrables : un film documentaire, des podcasts audio, une exposition photo.
Nous souhaitons être transparents sur le budget. Nous autofinançons les frais liés à notre fonctionnement de famille et les coûts engendrés par le voyage. En revanche nous sommes en recherche active de partenariats supplémentaires pour nous aider dans la réalisation du film documentaire ainsi que les podcasts audio et l'exposition photo.
A date, nous avons assuré la couverture des 3/4 des besoins.
Merci à nos partenaires et à chaque donateur particulier pour votre soutien indispensable à la réalisation de FAMILARE.
Vous pouvez toujours nous accompagner via la collecte affectée assurée par la Fondation Saint Irénée.
Ce don ouvre à une réduction fiscale à hauteur de 60% pour les entreprises et 66% pour les particuliers.
Retrouvez les informations pour les dons via la collecte affectée avec la Fondation Saint Irénée ici (https://www.fondationsaintirenee.org/projets/familare/) .
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Place aux travaux!
Les travaux d'aménagement, de mécanique et de carrosserie autour de notre Berlingot l'escargot se poursuit.
La bonne nouvelle c'est que le webasto, le système de chauffage d’origine de cette ancienne ambulance, est fonctionnel! Youpi!
La mauvaise, c' est qu’il a marché une nuit, puis le contrôleur a décidé de nous lâcher. Quelques soudures en perspectives!
Etape suivante : installer un dispositif de 50 L d’eau de chaque côté du toit. 15 tuyaux PVC sont montés en nourrice et peints en noir. Le soleil s'occupe de chauffer l'eau, et la gravité de la distribuer!
C’est maintenant parti pour les gros travaux d’aménagement de la cellule. La version en place ne convient pas à nos besoins. Alors, opération démontage et colmatage de la fuite d’eau avant de tout refaire à notre façon.
https://www.youtube.com/watch?v=O_UjrCalOmo
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Pitch de FAMILARE
Anne-Ségolène et Gaspard se sont mobilisés le 8 mars pour présenter le projet aux acteurs engagés de la région lyonnaise, devant la fondation Stella Domini, dans les locaux de Familya.
Encore une belle occasion de tisser des liens, de rencontrer des porteurs de projets agissant sur les vulnérabilités et de parler de Familare
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Les étapes à venir
Dans 20 semaines nous serons sur le départ. Autant dire que les choses s'accélèrent...
Il nous faut maintenant relancer les partenariats et poursuivre les dossiers d'appel à projet pour avancer sur le budget.
Nous devons aussi préparer plus en détail le voyage. L'organisation du transit de béber en bateau est à elle seule une véritable aventure au sein de ces préparatifs. Heureusement que les forums de voyageurs nous guident dans les démarches et nous alertent sur les pièges à éviter.
En parallèle des préparatifs de voyage il y a aussi les préparatifs de la maison qui sera mise en location. Chercher des locataires, préparer les contrats, vider la maison.
La scolarité des deux grandes est aussi à prévoir. Il nous faut trouver des supports adaptés à leur niveau et correspondant à la méthode pédagogique suivie actuellement. Pour Gaspard, un quotidien d'apprenti aventurier sera sa meilleure instruction !
Nous travaillons à mettre en place le lien avec les classes qui suivront notre projet l'an prochain. N'hésitez pas à venir vers nous pour échanger sur la question, ou à soumettre le projet aux enseignants de vos enfants. C'est par le bouche-à-oreille que les enseignants pourront découvrir le projet et la possibilité de faire le lien avec leurs élèves.
Et enfin, le gros morceau du moment : préparer le script du film documentaire ! Quel angle de vue pour faire passer quel message, quelle entrée en matière dans le film, voix off ou non ? Quelle présence de notre famille dans le film ou non ? Ce sont autant de questions à se poser avant de partir afin de monter un film cohérent et porteur de sens. C'est un tout nouvel univers pour nous. Heureusement des professionnels du domaine sont de précieux conseils !
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Commet nous aider?
Si nous le savions déjà, cela devient très concret... On ne peut pas faire un tel projet seuls. C'est bien trop costaud pour nos petites épaules très motivées.
Il y a énormément de façons de nous aider.
- En contribuant à la collecte affectée via la fondation Saint Irénée pour nous aider à avancer dans le bouclage du budget.
- Par du relai de communication. Nous avons communiqué largement à nos proches sur ce projet, mais il est maintenant nécessaire qu'il prenne une autre dimension. Nous avons besoin d'aide pour relayer nos communications, nos podcasts audio de présentation, nos newletters, etc. Donc un petit mail pour présenter à vos proches le projet, un partage sur les réseaux sociaux (facebook (https://www.facebook.com/ProjetFAMILARE/) , instagram (https://www.instagram.com/familare_projet/) et linkedin (https://www.linkedin.com/company/familare/?viewAsMember=true) ) ou simplement en parler pour susciter de l'intérêt sont autant d'aide que vous pouvez nous apporter.
- Nous cherchons aussi une ou plusieurs personnes qui pourraient assurer la mise en ligne de nos publications : réseaux sociaux, site web, newsletters.
Encore un grand merci à chacun de vous pour votre bienveillance et votre engouement autour de ce projet un peu dingo !
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PS : pour ceux qui ne l'auraient pas écouté : cette présentation du projet sur Europe 1 (https://www.europe1.fr/emissions/La-libre-antenne/avec-sa-famille-anthony-part-un-an-sur-les-routes-damerique-du-sud-a-la-rencontre-des-enfants-fragilises-4086388) explique le fond du projet et son sens. un incontournable !
A bientôt pour de prochaines nouvelles de notre projet !!!
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Newsletter FAMILARE #2 - février 2022
Retrouvez notre newsletter de février en suivant ce lien.
(via le lien, la newsletter complète avec les photos, retrouvez le texte ci-dessous)
Bonjour les amis !
Nous revoilà pour vous partager les avancées de notre projet. Au sommaire de cette deuxième Newsletter :
- l’évolution de Bébert, notre fidèle Peugeot J5
- notre événement du 12 février : visite / dégustation / XV de France
- l’épisode d’embourbement
- nos questions du moment
- la collecte de fonds
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LES TRAVAUX DE BEBERT
Notre « Berlingot l’escargot » dit « Bébert » nécessite des travaux pour s’adapter à notre projet. Nous avons déjà changé des pièces du moteur (démarreur, pompe à injection).
Le week-end dernier a été dédié à la remise en état et à l’installation du Webasto d’origine, le chauffage diesel pour la cellule arrière. Ce système prévu pour chauffer très rapidement la cabine arrière de cette ancienne ambulance est d’une efficacité redoutable ! Merci Paul et Rose-Marie pour votre aide et ce week-end de travaux au pied du Mont Blanc (photo).
Il nous « reste » maintenant à : installer un système d’eau chaude (solaire) sur le toit, réaménager entièrement la cellule, sécuriser les points d’entrée dans la cellule pour le trajet en bateau, installer une roue de secours à l’arrière, créer des espaces d’ombre, stocker des jerricans d’essence... Nous comptons sur le savoir-faire de Fernand, le Grand-père d’Anthony carrossier mécanicien à la retraite! (photo)
Ces travaux sont décidemment un bon moyen de passer du temps avec la famille !
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EVENEMENT DE COLLECTE DE FONDS
C’est le samedi 12 février !
Nous organisons en partenariat avec Le Château de Nervers un événement de collecte de fonds.
Rejoignez-nous à 16h pour visiter le château et déguster les vins produits sur le domaine avec Jean-Benoît le producteur, puis nous supporterons les bleus pour le tournois des VI nations autour d’un apéro !
Inscrivez-vous vite par mail : [email protected] (mailto:[email protected]) (nombre de places limité).
https://www.europe1.fr/emissions/La-libre-antenne/avec-sa-famille-anthony-part-un-an-sur-les-routes-damerique-du-sud-a-la-rencontre-des-enfants-fragilises-4086388?fbclid=IwAR3uQpRguc2YPNaW4spHKbCUUUkpoGPtdH4Kc_Eado2c-gwoAm8kTOCW18U
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EMBOURBEMENT
On ne résiste pas à vous partager notre déconvenue et bonne leçon de janvier...
Le week-end s’annonce une fois de plus dans le brouillard.
La bonne idée du samedi : prenons de la hauteur pour profitez du soleil. Jusque-là, tout va bien.
Rebelotte le dimanche. Nous décidons d’une ballade au bord de Saône avec un ami et ses enfants. C’est une bonne occasion de tester le mode 4x4 Dangel de Bebert... Oui, sauf que nous n’avons pas vu que la Saône était montée ces derniers jours et qu’elle vient de se retirer ! 2h à pelleter avec la pelle pliable et pousser avec nos petits bras n’auront pas été aussi efficaces que le remorquage du tracteur du centre équestre voisin ! Merci Estelle du Poney club de l’Etoile !
Nous sommes alors bons pour un retour à la maison sans balade et un bon décrottage des chaussures de tout le monde ! (désolés Guillaume^^)
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NOS QUESTIONS DU MOMENT
- COVID : nous voyons des évolutions en AmSud sur les conditions d’entrée dans les pays vis à vis du Covid. Impossible de préparer notre road map à l’avance avec tout ces changements. Nous devrons aviser sur place!
- Couchage : nous prévoyons de pouvoir faire dormir les 3 enfants dans la cabine avant. Notre Gaspard aura 2 ans à notre départ. Nous espérons qu’il s’acclimatera rapidement à ce système. Les talkie-walkie devraient faciliter nos échanges.
- Altitude : nous lisons que les moteurs diesel et les systèmes de webasto deviennent défaillant au-delà de 1500m d’altitude. L’oxygène devenant rare, l’équilibre diesel / air ne permet plus de faire une bonne combustion. Comment régler notre affaire pour le lac de Titicaca qui est à 3812m?
- Suivi des écoles : de plus en plus de maitresses de primaire nous contactent pour suivre notre projet avec leur classe l’année prochaine. Ce sont parfois les maitresses qui sont intéressées, ou parfois des familles qui le proposent aux enseignants de leurs enfants. N’hésitez pas à nous rejoindre, plus on est de fous, plus on rit !
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COLLECTE AFFECTEE
Merci aux premiers partenaires qui nous soutiennent ainsi qu’à tous ceux qui ont déjà participé à notre collecte affectée!
La collecte affectée mise en place avec la Fondation Saint Irénée est toujours ouverte et assure une remise fiscale des dons (60% pour les entreprises et 66% pour les particuliers).
RDV sur la page dédiée de la Fondation Saint Irénée pour soutenir FAMILARE (https://www.fondationsaintirenee.org/projets/familare/) .
A bientôt pour de prochaines nouvelles de notre projet !!!
La team FAMILARE
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** Website (https://familare.jimdosite.com/)
** Facebook (https://www.facebook.com/ProjetFAMILARE/)
** Instagram (https://www.instagram.com/familare_projet/)
** LinkedIn (https://www.linkedin.com/company/familare/?viewAsMember=true)
Copyright © *2022* *FAMILARE*, All rights reserved.
Meilleurs vœux : newsletter #1 - Janvier 2022
Retrouvez notre première newsletter en suivant ce lien.
(via le lien, la newsletter complète avec les photos, retrouvez le texte ci-dessous)
Bonjour à chacun,
Nous profitons de ce début d’année pour vous envoyer les actualités de FAMILARE.
En premier lieu, nous vous souhaitons une année remplie de joie, de douceur et de belles aventures !
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Côté préparation du projet, nous travaillons sur les plans de notre « Beber » et le testons sous toutes les conditions.
Le casse-tête est à son comble : où faire dormir chacun dans le camion, comment faire les lessives au quotidien, où stocker le matériel vidéo et les 100 litres d’eau chaude supplémentaires ?
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Notre parcours s’affine au fil des contraintes logistiques et météorologiques : aux dernières nouvelles, cap sur Catagène en Colombie pour un départ prévu pendant l’été. Nous traverserons ensuite l’Equateur, le Pérou, le Chili et l’Argentine, puis nous rentrerons par l’Uruguay.
Nous commençons à entrer en contact avec des structures que nous espérons visiter : orphelinat, centre de renutrition infantile et centre éducatif dans les quartiers défavorisés.
N’hésitez pas à nous communiquer vos contacts sur place, cela nous aide beaucoup!
Ce dernier trimestre, nous vous avons préparé nos supports sur les réseaux sociaux et créé notre site web pour vous permettre de nous suivre :
Site Web (https://familare.jimdosite.com/)
Instagram (en anglais seulement (https://www.instagram.com/familare_projet/)
Facebook (en anglais seulement (https://www.facebook.com/ProjetFAMILARE)
Linkedin (https://www.linkedin.com/company/familare/?viewAsMember=true) .
https://www.youtube.com/watch?v=5jFuR_X-wq4
Voici le teaser vidéo à destination de nos partenaires.
Nous travaillons sur le script du film-documentaire que nous tournerons sur place : qui montrer à l’image, pour dire quoi, sous quel angle, à quel endroit, avec quel message, etc. Autant de questions à traiter avant de partir!!!
Le projet avance sur le lien avec des enfants en France. Trois établissements nous ont sollicité pour être relais du projet auprès de classes scolaires. MERCI MERCI MERCI
Nous avons hâte de travailler sur cet aspect du projet. L'ouverture avec les enfants en France est un réel moteur pour nous.
Retrouvez également par ce lien (https://www.parents-voyageurs.fr/partir-a-la-rencontre-des-enfants-fragilises-en-amerique-du-sud-le-projet-de-familare-podcast87/?fbclid=IwAR2uL618urdFj-ow-ARWbvu-kWDnJgoL4Ve17oWZdzAsX8-MAyWsG2M0cS0) le premier épisode de podcast de notre partenaire du blog parents-voyageurs.
Mille mercis Emilie!
C’est bien le nerf de la guerre et nous comptons sur vous pour être nos ambassadeurs auprès des vos amis, de votre famille, de votre entreprise : nous avons lancé fin décembre notre collecte de fonds.
Une collecte affectée est assurée par la Fondation Saint Irénée, ce qui vous permet de déduire votre don des impôts (66% pour les particuliers et 60% pour les entreprises).
RDV sur la page dédiée de la Fondation Saint Irénée pour soutenir FAMILARE (https://www.fondationsaintirenee.org/projets/familare/) .
https://www.europe1.fr/emissions/La-libre-antenne/avec-sa-famille-anthony-part-un-an-sur-les-routes-damerique-du-sud-a-la-rencontre-des-enfants-fragilises-4086388?fbclid=IwAR3uQpRguc2YPNaW4spHKbCUUUkpoGPtdH4Kc_Eado2c-gwoAm8kTOCW18U
Côté média, nous sommes passés dans l’émission d’Olivier Delacroix sur Europe 1 le 5 janvier pour présenter le projet. Voici le lien du replay (https://www.europe1.fr/emissions/La-libre-antenne/avec-sa-famille-anthony-part-un-an-sur-les-routes-damerique-du-sud-a-la-rencontre-des-enfants-fragilises-4086388?fbclid=IwAR3uQpRguc2YPNaW4spHKbCUUUkpoGPtdH4Kc_Eado2c-gwoAm8kTOCW18U) (et merci à Olivier pour cet échange fort agréable et bienveillant!)
Merci aux premiers partenaires qui nous soutiennent ainsi qu'à tous ceux qui ont déjà participé à notre collecte affectée!
Nous vous préparons une petite surprise pour le mois de février.
Mais pour le savoir, rendez-vous sur nos réseaux sociaux!
Cap sur 2022, et RDV cet été pour le début de l’aventure.
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Rencontres à la maison 04/10/2021
Les petites joies de la vie...
Hier soir, nous avons eu la chance de croiser le chemin de Pauline et Jonas, un jeune couple Allemand en voyage à vélo.
Ils sont partis de chez eux pour aller en vélo jusqu'au Portugal, y faire du bateau stop et aller offrir du temps à une maison pour enfants handicapés à Limas au Pérou.
Nous qui avons l'habitude de toquer aux portes des maisons pour nous abriter pour la nuit lors de nos périples, nous étions ravis d'être leurs hôtes pour un soir !
Une belle rencontre comme on les aime. Gratuite, sans attente, sans enjeux autre que d'apprendre de la différence.
Les filles ont pu jouer avec eux au "loup couleur", et apprendre le nom des couleurs en Allemand et Anglais.
Et Pauline et Jonas ont pu profiter de notre camion Berlingot pour dormir au sec après trois jours de pluie !
Rodage
Test d’une nuit avec les filles au bord de la Saône
Aménagment
Encore tout un travail à faire à l’avant pour pouvoir faire dormir les enfants avec confort et sécurité!
FAMILARE DANS LES MEDIAS
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